Zone de libre-échange arabe : « Agadir », aujourd’hui… après les révolutions !





Une journée d’information sur les accords d’Agadir s’est déroulée hier au siège de l’UTICA à Tunis pour stimuler les échanges et restaurer la confiance des investisseurs dans un contexte économique bouleversé par les révolutions.
Ils étaient à peine une vingtaine d’entrepreneurs dans l’industrie du textile, des composants automobiles et du cuir et chaussures à juger intéressant d’assister à une journée d’information sur le processus d’Agadir. L’UTICA a pourtant considéré que le moment est parfaitement adéquat pour traiter de ce thème alors que toute l’Afrique du nord subit les secousses des bouleversements politiques vécus en Tunisie et en Egypte.
La journée qui n’a pas dévié des sentiers battus des conférences très techniques visait cependant à redonner un nouveau souffle aux partenariats économiques des pays membres de l’accord signé en 2004. M. Walid Nozhi, président exécutif de l’unité technique des accords d’Agadir, l’a d’ailleurs bien précisé en expliquant que la journée a pour objectif de donner un coup de pouce aux partenariats économiques entre les quatre pays signataires, en l’occurrence la Tunisie, le Maroc, l’Egypte et la Jordanie. Il estime qu’après les deux révolutions tunisienne et égyptienne, il faut agir, plus que jamais, dans l’intention de mieux stimuler les échanges dans la zone et d’y insuffler les investissements.
Remettre le processus d’Agadir à l’ordre du jour vise ainsi à repositionner les rapports entre pays concernés dans le nouveau contexte politico-économique postrévolutionnaire qui s’est imposé en Tunisie et en Egypte et dont l’impact doit s’étaler sur toute la région.
Ainsi, les communications présentées durant la journée devant une assistance peu nombreuse ont été focalisées sur les principaux avantages offerts aux investisseurs dans le cadre des accords d’Agadir et ce, en articulation avec les autres accords bilatéraux et régionaux.
Les interventions se sont en effet articulées sur les avantages et les opportunités offertes dans les industries citées précédemment (textile, cuir et chaussures, composants automobiles). L’intérêt a porté sur la présentation des mesures simplifiant les procédures douanières et qui touchent les différents aspects relatifs aux règles et aux certificats d’origine en plus des formalités administratives. Des possibilités de complémentarité entre les opérateurs dans les trois filières industrielles concernées ont été également passées en revue.

H. GHEDIRI

Un accord soutenu par l’U.E.
L’accord d’Agadir a été signé le 25 février 2004. Il crée une zone de libre-échange arabe, qui regroupe actuellement l’?gypte, la Jordanie, le Maroc et la Tunisie. Soutenue par l’Union Européenne, l’initiative a été particulièrement appuyée par la Commission européenne depuis la signature de la déclaration d’Agadir en mai 2001, à travers un programme de 4 millions d’euros.
En plus des pays fondateurs de l’accord, le Liban avait manifesté sa volonté d’intégrer le groupe en entamant des consultations. L’Algérie a par contre refusé les sollicitations de l’UE et de ses voisins maghrébins préférant une intégration économique dans le cadre d’une union du Maghreb arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie).


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com