Une journée pour le court-métrage





Pas moins de dix-sept courts-métrages tunisiens récents seront projetés aujourd’hui au «CinémAfricArt». Une initiative à saluer.
Cette journée, dédiée au court-métrage tunisien et particulièrement à ses jeunes réalisateurs, est organisée par le «Comité de liaison et d’Action Cinématographique» avec le soutien de l’IFC. Ce comité regroupe l’ACT, la FTCA, la FTCC et l’ATPCC. En deux séances, l’une à 16h00 et l’autre à 18h30. Les cinéphiles retrouveront des films qu’ils ont peut-être déjà vus au dernier FIFAK (juillet 2010) aux dernières JCC (octobre 2010) et aux soirées du court-métrage tunisien organisées par l’ATPCC, en décembre de la même année. Parmi ce beau lot, deux seront des découvertes. Le premier sera projeté en avant-première. Intitulé: «Le fond du puits», il est signé Moez Ben Hassen. Le second, réalisé par Mahmoud Turki, s’intitule: «Les voisines». A la première séance, neuf courts-métrages sont prévus, à savoir: «Le fond du puits», «Obsession» d’Amine Chiboub, d’une durée de 14 minutes. Il s’agit de l’histoire d’un jeune homme d’une trentaine d’années qui emménage dans un vieil appartement où il fera une mystérieuse découverte qui changera radicalement sa vie. «La boue», d’Amène Gharbi, dure 18 minutes. Il raconte l’histoire d’Esghayer, qui entre dans son village natal, après avoir accompli son service militaire. Il va retrouver son village —et à sa grande surprise— plongé dans le chaos, à l’issue de grandes inondations. Quant au «Parfum de la terre» d’Abdelaziz Bouchmel, du Club des cinéastes amateurs d’El Hamma, il a reçu une mention du jury de la compétition internationale à Kélibia 2010 et le second prix de la compétition nationale du même festival.
«La gamelle» de Maher Ben Khélifa, du club d’Hammam-Lif de la FTCA, a reçu le premier prix de la compétition nationale au FIFAK 2010. Cette fiction de 9 minutes évoque les artistes et les créateurs dans la société où ils essayent de se libérer des conformismes. Emprisonnés qu’ils sont, ils sont, en plus, maltraités et se sentent désocialisés. Mais la créativité de l’artiste dépassera tous ces obstacles latents «Vivre» de Walid Tayâa, est une autre fiction de 18 minutes qui raconte la vie routinière et sans éclat d’une veuve quadragénaire. «Condamnation», de Walid Mattar, fiction de 15 minutes, évoque le rythme de vie dans un café de la banlieue de Tunis, où l’on tue le temps pour chasser l’ennui. «Dernier wagon» de Sarra Lâabidi, est une fiction de 12 minutes. C’est le portrait du quotidien d’une écrivaine quadragénaire qui fait face à l’isolement et à l’indigence. Cette première séance sera clôturée par «Le virage» de Nasreddine Mâati.
Des courts pleins les yeux
La seconde séance verra la projection de huit films. Il s’agit de: «Linge sale» de Malik Amara. Ce court-métrage de 20 minutes décrit la souffrance d’un homme marié à une femme tyrannique qui le maltraite. «Lambouba» de Nadia Raïs est un dessin animé de 9 minutes. «Le pont», d’Ali Hassouna, est d’une durée de 25 minutes. C’est une rencontre nocturne entre un vieillard et un jeune homme à Tunis. Les autres films sont: «Glaçons» (9 minutes) de Bahri Ben Yahmed, «Brûlures» de Leïla Chaïbi, «Album» de Chiraz Fradi, «Les voisines» de Mahmoud Turki et «Bonne année» de Khédija Lemkacher. Nous y reviendrons.


Lotfi BEN KHELIFA




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com