Contre-plongée : Une effervescence cinématographique ?





Les manifestations cinématographiques, particulièrement à Tunis, ne se comptent plus.
Un signe de bonne santé de notre cinéma?
Sa santé est plutôt fragile et à ménager, après avoir subi les pires difficultés durant plus de vingt années et plus encore de censure et de «tracasseries» administratives et financières. Le nouveau souffle qui s’annonce aux cinéastes, toutes générations confondues, donnera, à coup sûr, des opportunités à saisir dans un climat de confiance et de liberté tant attendu. Le cinéma des cinéastes et des autres, les faiseurs de films, qui poussent désormais comme des champignons, est à regarder chaque jour et tous les jours.
Du classique, au numérique et jusqu’au cinéma via les portables, les productions sont là et ne cherchent qu’à être projetées. Les espaces existent, culturels et commerciaux. Les films courts, entre ceux des amateurs et des professionnels, ont la part belle. Car souvent, les normes de production n’obéissent pas au conventionnel. Les «raccourcis» y sont de rigueur, ce qui facilite et permet de mieux faire entièrement le film. Il court, il court le court-métrage, dirait-on ! De la fiction au documentaire et jusqu’au film d’animation ou de dessins animés, on en consomme pour le plaisir des yeux.
D’un autre côté, le cinéma qui raconte la révolution tunisienne est encore en montage ! De Mohamed Zran à Mourad Ben Cheikh, pour ne citer que ces deux réalisateurs professionnels, le «dérushage» et le montage battent leur plein ! Ou quand le cinéma est à la pointe de l’actualité. Ainsi, le documentaire s’affirme comme un genre qui ne peut narrer qu’au mieux les jours de la révolution. Un cinéma du réel qui nous met devant nos réalités révolutionnaires et celles de notre cinéma, en filigrane.

Lotfi BEN KHELIFA


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com