Démission de Ali Hafsi : Les dessous d’un… show





La stabilité est l’impératif majeur dont la Tunisie a le plus besoin présentement. Tel malheureusement n’est pas le cas à la FTF où la démission de Ali Hafsi est clamée en grandes pompes, tout cela à une semaine de la reprise des activités de la Ligue 1. Une reprise tant attendue certes, mais qui risque d’être reportée au vu des événements qui secouent actuellement l’instance fédérale.
En effet, c’est désormais un secret de polichinelle car tout le monde sait que les relations au sein du bureau fédéral sont loin, très loin même d’être cordiales, amicales et bon enfant. Ces relations se sont dégradées depuis deux mois au point que certains membres de l’actuel bureau n’ont pas cessé de réclamer le départ du président Ali Hafsi. Ces membres ont toujours agi dans les coulisses, était ce par méfiance, par pudeur et respect ou tout simplement par lâcheté?
Toujours est-il que le président actuel Ali Hafsi vient de présenter sa démission. Toutefois, cette démission a été rejetée en bloc par les membres du bureau fédéral (sic) or, l’intéressé persiste et signe en annonçant qu’il ne reviendrait pas sur sa décision et que sa démission est irrévocable. Cela ne peut qu’intriguer les puristes et les connaisseurs surtout que la date choisie par Hafsi pour présenter sa démission n’est pas propice et ce, une semaine avant la reprise et à quelques semaines de la date des élections du président de la FIFA. C’est donc à se demander si Hafsi n’est pas en train de nous présenter un one man show ou bien est-ce un show collectif et une manœuvre dilatoire et fallacieuse du bureau fédéral.
Selmi sur les traces de Hafsi
Cette décision somme toute attendue n’a pas manqué d’influer sur non seulement les membres du bureau fédéral mais aussi sur d’autres institutions tel que la direction nationale de l’arbitrage ou Younes Selmi qui a ouvertement annoncé qu’il démissionnait de son poste si le départ de Hafsi serait confirmé.
D’autre part, on ne peut omettre d’évoquer les décisions rocambolesques de la Fédération depuis un certain temps, des décisions controversées surtout que les réclamations foisonnent de tout bord avec des sit-in et des occupations des lieux à l’image de celle de Allala Melki qui a eu recours à l’occupation des lieux de la FTF en guise de protestation contre la présence de Rachid Ben Khedija au sein de la direction nationale d’arbitrage.
A propos de cette institution, rappelons que depuis sa création, elle n’a cessé d’apporter sa contribution à l’amélioration du secteur de l’arbitrage et les résultats sont plutôt flatteurs malgré le temps relativement court. Mais en dépit de cette réussite, on vient d’apprendre que le président de cette instance Younes Selmi serait sur le point de démissionner en signe de solidarité avec Hafsi. Cette décision ne peut qu’honorer Selmi connu pour son intégrité et son impartialité. Cela dit et pour revenir sur les décisions de la démission de Hafsi et en guise de conclusion, disons qu’il pourrait s’agir d’une tempête dans un verre d’eau sachant qu’il est difficile, voire impossible de prendre une telle décision pour au moins deux raisons, la première concerne la date de reprise de la compétition nationale (L1) et la seconde se rapporte aux élections de la présidence de la FTF qui se profilent à l’horizon avec tout ce que cela signifie en notoriété et bien d’autres aspects que nous omettrons de citer...

Mohamed Ali FERCHICHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com