Lésée, la J.S.K. en voie de réhabilitation





Incommensurable sentiment d’injustice, profonde impression d’avoir été floués, désappointement, frustration... C’est un pareil état de déchiquètement qui désabuse les Kairouanais. Après les grotesques et non moins burlesques événements vécus à Téboulba.
Il s’agit, plus explicitement, de la dernière rencontre entrant dans le cadre de la phase initiale inhérente à la nationale B ayant eu pour théâtre la salle de Téboulba entre le club local et la JSK. Et malgré le huis clos décrété, il y avait une affluence monstre ayant contraint les organisateurs à évacuer les supporters. Quelque 150 présents garnissaient quand même les travées, sous prétexte qu’ils y étaient autorisés ou que certains d’entre eux étaient des... stadiers. Tout allait pour le mieux quand, au début de la seconde période, des escarmouches éclatèrent entre des joueurs adverses. Un incident banal, en fait, qui aurait pu être facilement contenu sans les provocations et les insanités ininterrompues proférées par le public en question. Suite à quoi, les événements prirent une tournure aussi saugrenue que rocambolesque. Le président de section, M. Samir Fayala, éclaira à ce propos notre lanterne: «Nous nous attendions, en fait, à voir l’arbitre ordonner la reprise du jeu. Mais à notre grande hébétude, il signifia à l’un de nos joueurs son intention délibérée et tout autant gratuite de l’expulser, prétextant que c’était le seul moyen de sortir indemne de ce guêpier-là, une échappatoire valable aussi bien pour la Chabiba que pour lui-même. Face au refus du joueur d’obtempérer, il arrêta la partie, d’autant que les agents de l’ordre présents étaient d’une ahurissante passivité».
Hic et versions antinomiques
Si les choses en étaient restées là, tout aurait été jeté aux oubliettes. Mais plus tard, la JSK sut que dans le rapport rédigé par l’arbitre, il était mentionné «match arrêté suite à l’abandon de la JSK». Ce qui était, toujours d’après les dires de M. Fayala, totalement erroné, voire aberrant et d’une criante ineptie, sachant que la JSK, même en cas de défaite, était qualifiée pour le play off, un seul point, celui qu’elle aurait engrangé si elle était défaite, étant suffisant à son bonheur.
Et l’affaire de sombrer dans un inextricable méli-mélo, à la lumière du rapport du commissaire du match qui, dans une approche tout à fait antinomique à celle de l’arbitre, ne fit nullement allusion à ce prétendu abandon de la JSK et ne mentionna qu’un simple arrêt de la rencontre.
Dans cet indémaillable magma, M. Fayala releva une déconcertante contradiction qu’il explicite en ces termes: «Le règlement est clair. C’est qu’en cas d’abandon, tous les noms de l’équipe incriminée inscrits sur la feuille de match feront l’objet de sanctions, outre le zéro point à la clé. Mais à notre grand dam, la commission de discipline a trouvé un curieux compromis, à savoir ne sanctionner que deux joueurs seulement et garder match perdu sur le tapis, c’est-à-dire aucun point moissonné, alors que je le crie haut et fort, nous n’avions aucun intérêt à abandonner le jeu».
Cela dit, le démarrage de la deuxième phase, play off et play out, était prévu pour aujourd’hui. Mais, suite à l’appel fondé interjeté par la Chabiba, la FTHB, anticipant visiblement sur l’injustice qui était sur le point d’être commise, s’est rétractée et a décidé le report de la ronde inaugurale.
Ce qui augure, certainement, d’une réhabilitation de la JSK dans ses droits.


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com