Abdellatif Turki (Candidat à la présidence réfractaire) : «A l’heure de l’apprentissage de la démocratie»





«Je tiens à préciser d’emblée que j’étais le premier candidat à la présidence à s’être manifesté et le premier adhérent à s’être procurer sa carte. Je rappelle, en outre, que l’AG élective, fixée initialement au 12 mars dernier a été reportée au 8 avril. Et si ce report est tout ce qu’il y a de plus régulier, le fait d’avoir accepté de nouvelles candidatures après le 12 mars ne l’est nullement. Lé­galement donc, il fallait s’en tenir aux seuls Abdellatif Turki, Ali Adouani, Riadh Mokdad et Mo­hamed Hachani comme postu­lants à la présidence et W. Ben Jeddou et H. Smirani comme candidats à la vice-présidence. Autant affirmer que les candida­tures de messieurs Ben Gharbia et Tarres d’une part et celles des Chérif, Labidi et Ben Yaâcoub de l’autre, sont illégales.
Cela dit, il y a lieu de souligner les nombreuses irrégularités qui ont émaillé le déroulement des élections. A titre indicatif et non restrictif, l’ouverture du local après 18h00 et l’écoulement de cer­taines cartes dont le nombre est passé de 642 à la clôture la veille à 1000 le lendemain à la première heure. Une tournure des événe­ments qui a mis la rue en ébullition et portant un sacré coup à la sacro-sainte crédibilité devant présider à ces élections. Ensuite, le changement de lieu subit de l’hôtel qui devait être le théâtre de cette A.G.E. au stade Bsiri, alors qu’il fallait tout simplement la re­porter, le quorum n’ayant pas été atteint. Il n’y avait, en effet, que 300 adhérents sur 1500, alors que les 2/3 étaient le seuil à at­teindre. Par ailleurs, on m’a inter­dit l’accès à la salle, ainsi qu’à un nombre considérable d’adhérents, avoisinant les 550.
Au Bsiri, c’était l’anarchie totale et l’on se serait cru dans une salle de fêtes. En plus, l’inscription des présents sur un registre faisait défaut. Au préalable, je me suis fait accompagner d’un huissier notaire pour que toutes les irré­gularités soient consignées. Après quoi, je me suis désisté, au nom de la dignité et de la liberté qui constituent mon credo.
Pour tout dire, j’estime que cette grave entorse à la démocratie et à la transparence n’est pas telle­ment grave, vu que nous en sommes encore aux premiers balbutiements quant à leur ap­prentissage».


W.S.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com