Programme économique et social du gouvernement de transition : Un diagnostic et des solutions





Le gouvernement de transition commence à mettre en place son programme économique et social après avoir établi un constat détaillé de la réalité économique du pays.
Le diagnostic donné par M. Mohamed Ennaceur, ministre des affaires sociales, lors du débat organisé vendredi à l’Institut Arabe des Chefs d’entreprises (IACE) annonce la difficulté de la mission du gouvernement de transition. Après le 14 janvier, les grèves se sont multipliées par 250% avec un taux de participation d’environ 85%.
Avec un taux de chômage tournant réellement à 20%, la situation empire encore pour l’économie tunisienne. Pour sortir de cette situation inconfortable, il doit y avoir une cohésion entre les salariés et leurs entreprises qui s’articule autour des principes de la productivité, la compétitivité et la rémunération. Du fait, «les augmentations salariales ne doivent pas résulter d’un rapport de forces», assure M. Ennaceur. L’héritage de l’ancien régime semble très lourd à porter, d’autant plus qu’il avait l’habitude de ne pas inclure les normes de productivité dans l’échelle des salaires.
Ce diagnostic sombre demander une mobilisation de toutes les parties intervenant dans l’économie. Les patrons réclament, de leur côté, le retour de la sécurité, car pour eux, les craintes de dépassements sont visibles. En plus, il faudra du temps pour reprendre l’activité dans plusieurs secteurs au point mort depuis des semaines. Dans l’urgence, certaines entreprises demandent le rééchelonnement des dettes d’une part et le retour au travail tout en ouvrant des voix de dialogue avec les salariés qui doivent, selon M. Ennaceur «être plus impliqués» dans le choix et les stratégies de leur entreprise, de l’autre côté.
Le plan social et économique du gouvernement de transition doit permettre d’améliorer la situation des catégories qui vivent en deçà du seuil de pauvreté. Cette catégorie représente actuellement environ 10% de la population.
Le projet vise donc à remédier au phénomène du chômage à travers la création de 60 mille postes d’emploi directs et indirects. Le secteur privé contribuera pour sa part à la création de 20 mille postes d’emploi. L’objectif du gouvernement est de mettre en place une économie en meilleure situation avant la fin de son mandat le 24 juillet prochain.

I.B.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com