Yémen : Saleh ne partira pas avant 2013





Le président Saleh a accepté hier la proposition des pays du Golfe de transférer le pouvoir à son vice-président, sans fixer de calendrier précis.
Le Quotidien-Agences
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh a refusé hier de démissionner avant la fin de son mandat, en 2013, comme le lui proposait le Conseil de coopération du Golfe (CCG) en échange de l’immunité pour lui et sa famille.
Dans un communiqué diffusé hier, les services d’Ali Abdallah Saleh soulignent que le président «ne voit pas d’objection à un transfert pacifique du pouvoir dans le cadre de la Constitution», qui lui permet de rester au pouvoir jusqu’aux élections de 2013.
Le président estime que la proposition du CCG peut servir de «base pour mener le dialogue afin d’épargner au pays les affres du chaos, de la destruction et des troubles à la sécurité, à l’ordre public et à la paix sociale», ajoutent ses services.
La semaine dernière, Saleh avait rejeté une première offre de médiation du CCG, qui a invité le président et l’opposition en Arabie saoudite pour des discussions sur sa proposition. Les opposants au régime écartent pour leur part l’idée d’offrir une immunité au président, au pouvoir depuis 32 ans. Ils exigent également qu’il soit traduit devant la justice.
Mais selon l’agence officielle SABA, les partisans de Saleh ont affirmé que la proposition du CCG était «une ingérence flagrante dans les affaires internes du Yémen». Ils estiment que le Conseil de coopération du Golfe «va à l’encontre de la volonté du peuple yéménite».
Détermination
Les manifestants anti-gouvernementaux ont pour leur part répété hier que Saleh devait démissionner. «Les gens sont déterminés à poursuivre leurs manifestations dans les parcs publics jusqu’à ce qu’ils obtiennent gain de cause», a déclaré Wassim Al-Qarshi, un organisateur des manifestations quotidiennes à Sanaa.
Des dizaines de milliers de personnes ont encore manifesté hier dans les principales villes du pays. Dans la capitale, de nombreuses femmes avaient rejoint le mouvement.
Plus de 120 personnes ont été tuées depuis le début du mouvement de contestation.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com