Parti Républicain pour la Liberté et l’Equité : Plaidoyer pour un modèle de développement juste et efficient





Le Parti Républicain pour la Liberté et l’Equité plaide pour la mise en place d’un nouveau modèle de développement efficient basé sur le renforcement de la compétitivité et de la bonne gouvernance.
Fondé au lendemain d’une révolte populaire contre l’injustice et le partage inéquitable des richesses nationales, le Parti Républicain pour la Liberté et l’Equité (PRLE) refuse de se perdre dans des débats idéologiques et des entourloupes politiciennes sans fin. Sans embrasser une idéologie quelconque, il a choisi de s’attaquer aux origines du mal: le développement économique intégral et juste. Ce choix tient peut-être au parcours de ses fondateurs. Economistes et financiers de formation, Béchir Fathallah et Mohsen Daâssi, entre autres, estiment que les idéologies n’ont plus de signification en ces temps de mondialisation rampante. «La globalisation et son corollaire d’ouverture économique qu’aucun pays ne peut désormais ignorer ne nous laissent qu’un seul choix : bâtir une économie nationale qui ne jure que par la compétitivité, l’innovation et l’exploitation optimale des avantages comparatifs du pays», tranche Béchir Fathallah.
Dans son programme à dominante économique, le parti légalisé le 1er mars prône l’adoption d’un nouveau modèle économique juste et efficient. «Ce modèle est basé sur l’innovation et le développement des exportations des produits, à forte valeur ajoutée et de haute qualité vers de nouveaux marchés, en plus de ceux traditionnels», précise le manifeste fondateur du parti.
Montée en gamme
Dans ce schéma directeur de développement proposé par le PRLE, l’Etat prend en charge les investissements lourds dans le domaine de l’infrastructure de base (ports, aéroports, autoroutes…) et garde les secteurs stratégiques (transport, enseignement, santé…etc) alors que le secteur privé se charge des investissements productifs. La priorité devrait être, toutefois, accordée aux secteurs porteurs comme les nouvelles technologies et les industries, à forte valeur ajoutée.
La réussite de ce plan de développement sous-entend en aval une réforme administrative et financière intégrale. «Outre la généralisation des pôles de compétitivité et la décentralisation effective, le gouvernement doit procéder à une réforme approfondie du secteur financier. Le financement de la création des entreprises ne doit se baser que sur la rentabilité du projet et la compétence de son promoteur. Le rôle des sociétés d’investissement à capital risque (SICAR) et des sociétés de leasing gagnerait également à être revu et corrigé», suggère M. Fathallah.
Dans le secteur de l’agriculture, le parti défend notamment la création de sociétés de services agricoles et d’associations régionales chargées de fournir aux agriculteurs les matières premières et les crédits agricoles à temps.
Le parti plaide, par ailleurs, pour une diversification du produit touristique et une montée en gamme au niveau de la qualité des prestations. Il recommande, dans ce cadre, la mise en place d’une législation spécifique aux nouvelles formules d’hébergement alternatif comme la maison d’hôtes et les petits hôtels de charme.
Bonne gouvernance
En plus de la lutte contre l’évasion fiscale, le PRLE plaide pour l’instauration d’une justice fiscale réelle et l’adéquation entre les formations universitaires et les besoins du marché de l’emploi. «Nos universités devraient cesser d’être des fabriques de diplômés. Il faudrait également enraciner la culture de la création d’entreprises chez les jeunes apprenants et obliger les entreprises à nouer des partenariats effectifs avec les facultés», souligne M. Mohsen Daâssi, co-fondateur du parti.
Selon lui, la réussite de ce modèle de développement capable de permettre à la Tunisie d’atteindre des taux de croissance de 6 à 7% au moins reste, toutefois, tributaire d’une démocratisation réelle de la société et de l’instauration de la bonne gouvernance. «La Tunisie a plus que jamais besoin de la concrétisation sur le terrain des principes de la transparence et de l’Etat de droit. Mais une lutte sans merci contre la corruption, l’abus de pouvoir et la prédation passe avant tout par une magistrature indépendante, une société civile agissante et des médias libres», précise M. Daâssi.
Sur le plan politique, le PRLE prône la défense de l’identité arabo-musulmane, le pluralisme politique sous toutes ses formes, la défense du Code du Statut Personnel (CSP) et la préservation du régime républicain.
Walid KHEFIFI


Qui est Béchir Fathallah ?
Ancien PDG de plusieurs entreprises et organismes publics dont l’Agence de promotion des Investissements Agricoles (APIA), où il fut l’initiateur de l’expérience des projets agricoles intégrés. Il est également l’un des fondateurs de l’Organisation de la Défense du Consommateur (ODC), organisation dont il dénonça en 2003 la domestication par le pouvoir. Après avoir quitté cette organisation vidée ces dernières années de ses forces vives et transformée en un simple outil de propagande pour l’ancien régime, il a tenté de fonder une association destinée à encourager la consommation du produit tunisien. Baptisée «Pro-tunisien», cette association n’a jamais été légalisée.


Le PRLE en bref
- Secrétaire général: Béchir Fathallah
- Secrétaires généraux adjoints: Mohamed Mohsen Daâssi, Mohamed Behri, Ali Ben Romdhane, Khaoula Benzarti, Faïza Ayari, Slim Khélil, Oussama Sebouiî, Oussama Behri.
- Date de légalisation: le 17 mars
- Slogan: Dignité, fidélité, communicabilité
- Idéologie : aucune
- Adresse: 1, Rue de Tyr, El Menzah 8, l’Ariana




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com