Inéligibilité des responsables RCD à l’Assemblée constituante : Châtiment sur fond d’exclusion !





L’instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique a adopté le projet du décret loi qui proclame l’inéligibilité des responsables RCD aux élections de l’Assemblée constituante.
Cette décision n’a pas laissé les Tunisiens indifférents. «Le Quotidien» est allé sonder les avis. Qu’en pensent nos concitoyens ?
Mounir Saassouli (employé) : «La panacée de la situation actuelle du pays»
«A mon avis, c’est ce qu’il faut faire pour éviter les dérives de l’ancien régime. Ce parti a été l’origine de la tyrannie exercée sur les Tunisiens durant un demi-siècle. Les responsables de l’ancien premier parti du pays doivent être exclus du paysage politique de la Tunisie, précisément de l’Assemblée constituante qui sera élue au mois de juillet prochain. Car on ne peut bâtir une nouvelle Tunisie avec les caciques et les «déchets» de l’ancien régime. Les Rcdistes doivent quitter le paysage politique de notre pays et épargner le peuple».
Naceur Boukhchina (retraité) : «Il est temps de céder la place»
«Je trouve que cette décision, un peu tardive, va faciliter la transition démocratique en Tunisie. C’est aux autres partis politiques d’avoir une chance de contribuer d’une manière positive à instaurer le pluralisme et la démocratie. On a ras-le-bol des membres du RCD qui ont laissé le pays au bord du gouffre. Assez du système du parti unique qui a causé cette situation épineuse. Par ailleurs, les autres partis sont appelés à montrer une maturité politique et à travailler davantage pour le bien du pays».
Mohamed Saleh Baouab (employé) : «Une décision hâtive»
«Franchement, je crois que l’instance supérieure pour la réalisation des objectifs de la révolution, la réforme politique et la transition démocratique s’est précipitée à ce sujet. Le pluralisme nécessite la contribution de tous les acteurs politiques sans exception. D’autre part, plusieurs gens veulent faire du RCD le bouc émissaire de la révolution. Ce n’est pas de leur faute si Ben Ali et ses gendres ont volé le pays et causé cette déstabilisation. On doit braquer les projecteurs sur les vrais problèmes de notre société et oublier le passé. Rcdistes, Marxistes ou islamistes, ce sont tous des citoyens tunisiens qui ont le droit d’exercer leur activité politique».
Kaouther Badri (employée) : «On doit distinguer l’ivraie du bon grain»
«Le RCD est l’héritier du PSD, le parti qui a libéré la Tunisie de la colonisation française. C’est toute une page de notre histoire. Certes, il contient des membres corrompus jusqu’au cou avec l’ancien régime et qui ont joui de plusieurs avantages. Mais il existe plusieurs membres au sein de ce parti qui sont dignes de respect et qui ont servi le pays avec loyauté. Les premiers doivent être jugés par les tribunaux dans les plus brefs délais. En ce qui concerne les autres, il ne faut pas les priver de leurs droits politiques. Si on assure un environnement de transparence et d’égalité des chances, nous éviterons l’autoritarisme de l’ancien régime».
Lotfi Rhif (cadre dans une société) : «Adieu RCD !»
«Il n’est plus question de laisser les Rcdistes au sein du paysage politique de la Tunisie. Nous avons pâti de ce parti et de ses membres et finalement nous sommes débarrassés de ce cauchemar. Maintenant, les Tunisiens ont plus de 60 partis politiques et la démocratie n’est plus un slogan creux. Adieu RCD, Adieu Tyrannie et Adieu les caciques de Ben Ali. On doit nettoyer notre société et être à la hauteur des acquis de la révolution tunisienne. L’Assemblée constituante qui sera élue au mois du juillet doit concrétiser la volonté du peuple tunisien et garantir un avenir radieux pour le pays. Les Rcdistes doivent disparaître de notre paysage politique».


Walid BOUROUIS




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com