L’Association Tunisienne des Mères : Plus belle sans Saida Agrebi!





Au lendemain d’un Congrès extraordinaire marqué par l’élection d’un nouveau bureau et la désignation de Mme Rafika Khouini en tant que nouveau président, l’ATM est en passe de retrouver «sa dignité» après de longues années de mainmise exercée par Saida Agrebi.
Les militantes de l’ATM ont choisi ainsi la date symbolique du 9 avril 2011 pour tenir leur congrès et rompre définitivement avec une étape historique des plus obscures et marquée par l’implication de la mère tunisienne dans des projets politiques basés sur le totalitarisme et la répression. De ce fait, la mère tunisienne s’est transformée en un instrument de propagande au profit du régime de Ben Ali. Pis encore, Saida Agrebi a utilisé l’Association comme un appareil électoral au service des candidats du RCD, le parti de Ben Ali.
Toujours est-il que ce tournant, dans l’histoire de l’ATM a connu plusieurs incidents avant la tenue du congrès. Des membres de l’ancien bureau ont usé parfois de violence pour faire avorter le congrès.
Mais devant la détermination du bureau provisoire, les contestatrices ont saisi la justice le 7 avril dernier. Cette affaire a été examinée le 8 avril 2011 par le tribunal de première instance de Tunis qui a rejeté ce recours confirmant la légalité de ce congrès extraordinaire.
Le tournant
Comme toutes les associations ayant été détournées de leur mission originelle, l’ATM a été sauvée des mains des responsables de l’ancien régime dès les premiers jours ayant suivi la révolution. Ainsi, dès le 21 janvier 2011, les militantes de l’association se sont réunies et conformément à l’article 9 de son statut elles ont décidé de démettre Saida Agrebi de ses fonctions.
Un comité provisoire a été, en outre, mis en place en attendant la tenue d’une assemblée extraordinaire pour décider du sort de l’ATM.
Lors de cette assemblée qui s’est tenue le 5 mars dernier, les adhérentes ont décidé d’organiser un congrès afin d’élire un nouveau bureau.
N’empêche que les agressions et le harcèlement des militantes n’ont pas cessé. Pourtant, ces dernières, et face à la situation sociale dans le pays n’ont pas chômé. Plusieurs caravanes d’aide et de soutien aux régions défavorisées ont été organisées. D’autres manifestations sont prévues dans les jours qui viennent. Décidément, l’ATM, sans Saida Agrebi, est plus belle.


Myriam BEN SALEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com