«Le fond du puits» : Faut-il renier la mort?





Le court-métrage tunisien «Le fond du puits», de Moez Ben Hassen, est une réflexion subtile sur la mort, où Dalila Meftahi fait étalage de son talent.
Projeté en avant-première, ce film a ouvert la manifestation «Ciné-clac», une journée dédiée au court-métrage tunisien et orchestrée par le comité de liaison et d’action cinématographique. «Le fond du puits», évoque la mort; il s’arrête encore plus sur le suicide d’un jeune homme qui laissera particulièrement sa mère meurtrie par sa disparition et toujours persuadée de son retour imminent. Ce rôle est savamment interprété par Dalila Meftahi. C’est un va-et-vient, un exercice de style triste et malheureux que nous effectuons durant cette fiction. Un parallèle illustré par le rapprochement entre le fond d’un puits ordinaire dans une maison traditionnelle et le fond de la mer, là où le jeune homme a choisi d’aller mettre fin à ses jours.
On n’en connaît pas les raisons, mais on devine qu’il a touché le fond dans sa situation psychologique désespérée. Ce n’est point là l’apologie du suicide. C’est une autre réflexion que suggère le film sur la non-acceptation de la mort. Par moments, le surréalisme survient où le mort circule chez lui. Il observe tout, mais personne ne le voit. Le réalisateur va encore plus loin, au-delà de la mort s’il le faut et par image interposée, là où le mort circulera toujours autour des psalmodiants (les «korra»), mais dans une pièce noire, illuminée par des torches murales. Il est ici et ailleurs, dans les cœurs et dans la vie des siens et des proches. Le désespoir ayant abouti à la mort n’est toujours pas raconté. Le flash-back, le réel et l’irréel, voire l’invraisemblable composent le rythme du film.
Le réalisateur Moez Ben Hassen raconte dans son court-métrage une histoire à multiples thèmes. Du suicide à la mort, du désespoir à la démence et à la vie outre-tombe, le film nous donne à réfléchir. Le fond de l’histoire se trouve-t-il au fond d’un puits?
Tout reste possible dans cette narration énigmatique.
Lotfi BEN KHELIFA«Le fond du puits» : Faut-il renier la mort?
Le court-métrage tunisien «Le fond du puits», de Moez Ben Hassen, est une réflexion subtile sur la mort, où Dalila Meftahi fait étalage de son talent.
Projeté en avant-première, ce film a ouvert la manifestation «Ciné-clac», une journée dédiée au court-métrage tunisien et orchestrée par le comité de liaison et d’action cinématographique. «Le fond du puits», évoque la mort; il s’arrête encore plus sur le suicide d’un jeune homme qui laissera particulièrement sa mère meurtrie par sa disparition et toujours persuadée de son retour imminent. Ce rôle est savamment interprété par Dalila Meftahi. C’est un va-et-vient, un exercice de style triste et malheureux que nous effectuons durant cette fiction. Un parallèle illustré par le rapprochement entre le fond d’un puits ordinaire dans une maison traditionnelle et le fond de la mer, là où le jeune homme a choisi d’aller mettre fin à ses jours.
On n’en connaît pas les raisons, mais on devine qu’il a touché le fond dans sa situation psychologique désespérée. Ce n’est point là l’apologie du suicide. C’est une autre réflexion que suggère le film sur la non-acceptation de la mort. Par moments, le surréalisme survient où le mort circule chez lui. Il observe tout, mais personne ne le voit. Le réalisateur va encore plus loin, au-delà de la mort s’il le faut et par image interposée, là où le mort circulera toujours autour des psalmodiants (les «korra»), mais dans une pièce noire, illuminée par des torches murales. Il est ici et ailleurs, dans les cœurs et dans la vie des siens et des proches. Le désespoir ayant abouti à la mort n’est toujours pas raconté. Le flash-back, le réel et l’irréel, voire l’invraisemblable composent le rythme du film.
Le réalisateur Moez Ben Hassen raconte dans son court-métrage une histoire à multiples thèmes. Du suicide à la mort, du désespoir à la démence et à la vie outre-tombe, le film nous donne à réfléchir. Le fond de l’histoire se trouve-t-il au fond d’un puits?
Tout reste possible dans cette narration énigmatique.


Lotfi BEN KHELIFA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com