Egypte : Moubarak encourt la peine de mort





L’ex-président égyptien Hosni Moubarak pourrait être exécuté s’il était reconnu coupable d’avoir provoqué la mort de manifestants de manière préméditée.
Le Quotidien-Agences
L’ex-président égyptien Hosni Moubarak, arrêté dans le cadre d’une enquête sur la répression meurtrière de manifestations, pourrait être condamné à une peine pouvant aller jusqu’à la pendaison s’il était reconnu coupable, ont rapporté les médias officiels hier.

Hosni Moubarak et ses fils Gamal et Alaa ont été placés avant-hier en détention pour 15 jours dans le cadre d’une enquête judiciaire sur la violente répression du soulèvement de janvier et février, qui a fait quelque 800 morts, selon des sources officielles, et qui a abouti à la chute de leur régime.

Le quotidien gouvernemental Al-Ahram a cité hier que le président de la cour d’appel du Caire, Zakaria Chalach, affirmant que Hosni Moubarak pourrait être exécuté s’il était reconnu coupable d’avoir provoqué la mort de manifestants de manière préméditée.

Zakaria Chalach a indiqué que le témoignage de l’ancien ministre de l’Intérieur de Hosni Moubarak, Habib Al-Adli, lui-même poursuivi pour avoir ordonné de tirer sur les protestataires anti-régime, le rendait complice s’il était confirmé: Habib Al-Adli a affirmé que Hosni Moubarak lui avait ordonné d’utiliser la force contre les manifestants.
 «Si cela est prouvé, il recevra la même peine que la personne qui a conduit (la répression) et il pourrait s’agir d’une exécution s’il était prouvé que les manifestants pacifiques ont été tués avec préméditation», a-t-il dit.

S’il n’y a pas eu préméditation, il sera condamné à la prison à vie, a-t-il précisé. Hosni Moubarak pourrait être condamné à une peine de trois à cinq ans de prison s’il était prouvé que la répression, sur ses ordres, a blessé des manifestants.

L’enquête devrait durer au moins six mois, a indiqué la télévision d’Etat, en citant un responsable du ministère public, et le procès au minimum un an.
Transfert
Par ailleurs, le procureur général d’Égypte a ordonné hier le transfert de l’ancien président égyptien, actuellement hospitalisé pour des problèmes cardiaques à Charm El-Cheikh, dans un hôpital militaire pour qu’il soit interrogé sur la mort de manifestants et sur des allégations de corruption et d’abus de pouvoir.
Le procureur général Abdel Maguid Mahmoud n’a pas donné le nom de l’hôpital, mais le Centre international des forces armées, situé à 40 kilomètres au nord du Caire, est connu pour être un des meilleurs hôpitaux d’Égypte. Sur place, des journalistes ont remarqué qu’il y avait un nombre inhabituel de gardes.
Depuis son éviction le 11 février, Hosni Moubarak et les membres de sa famille ont été placés en résidence surveillée dans leur propriété de Charm El-Cheikh, station balnéaire située sur la mer Rouge. Hosni Moubarak, 82 ans, a été hospitalisé mardi, le jour où son interrogatoire a débuté.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com