Le caddie de la ménagère : Statiques, les prix des aliments de base !





Les familles à moyenne et petite bourses ont souvent des fins de mois difficiles. Elles n’arrivent pas à joindre les deux bouts à cause de la cherté de la vie…
Parmi les raisons de la révolte du peuple, ressort un problème commun: la cherté de la vie. Nombreux sont les Tunisiens qui sont hantés par le spectre de l’endettement. Et ce, depuis des années déjà. Le fantôme des dettes guette la majorité d’entre nous. Grâce à la révolution, plusieurs salariés ont bénéficié d’une augmentation salariale. Mais cette révision des salaires n’a pas concerné tous les Tunisiens ! Maintenant que la roue se remet à tourner, un très grand nombre de Tunisiens se retrouvent de nouveau face aux dépenses exaspérantes et aux frais harassants. Ils arrivent à peine à voir le bout du tunnel…
Hypermarché : état des lieux
Au bon milieu de ce mois d’Avril, les hypermarchés du centre-ville se font rarement visiter. Les caissières, se tournent les pouces… Les clients qui circulent par ici ou par là se contentent d’acheter quelques aliments de base. D’autres, essayent de se limiter aux achats préalablement inscrits sur une liste réduite. Le mouvement est très fluide… Les caddies et chariots restent en place, bien enchaînés. Les clients se contentent de prendre les petits paniers. Leurs courses se limitent au strict minimum… Hormis quelques articles de toilette ou de beauté, la majorité s’achète des produits alimentaires. Légumes, huile, tomate, poulet, œufs, pâtes, lait, beurre et pain, sont presque le must de tous. Et ce modeste panier, avec les ingrédients de base, coûte selon les quantités achetées, plus ou moins 15 dinars. Au passage à la caisse, la grande majorité des Tunisiens sont presque pris de panique. Normal, la majorité a déjà épuisé le salaire entre les courses du début de mois, les factures et le remboursement des dettes. A présent, tous les achats doivent se faire dans la vigilance.
Les familles à petite et moyenne bourses ne peuvent pas se permettre le luxe de programmer de la viande dans le menu quotidien. L’on est déjà loin du début de mois et c’est maintenant qu’il faut serrer la ceinture.
Plusieurs ménagères limitent leurs achats aux produits de base. Et si certains articles sont en hausse continue, les produits de base gardent, Dieu merci, le même prix.
De fait, quelques jours avant le 14 janvier, le président déchu a revu à la baisse le prix de certains produits de base. Ceci n’a pas donné satisfaction au peuple. Plusieurs personnes trouvent au contraire que les prix sont encore en hausse continue. Aujourd’hui encore, ces prix restent stables. Mais qui se contente justement de pâte, huile, sucre, lait, pain, œuf et poulet comme seules denrées?


Abir CHEMLI


Combien ça coûte ?
Huile de table: a passé de 2.870 le litre à 2.660 dt
Pâtes: le couscous a gardé le même prix 0.795 dt, le kilo. Idem pour les macaronis offerts à 0.410 ml le ½ kilo et le riz qui est resté à 1,850dt le kilo.
Farine: le même prix de 0.630 dt.
Sucre en vrac garde aussi le même prix: 0.970 le kilo
Beurre de 1,400dt à 1,550dt, selon la marque. Les mêmes prix d’il y a un mois.
Lait demi-écrémé: C’est pareil pour la bouteille 0.920 et le paquet reste à 0.970dt le paquet
Concentré de tomates: 1600 les 800gr, pareil qu’il y a un mois
Œufs en paquet: 2,200dt le pack de 15 œufs et celui des œufs en vrac est plafonné à 480 millimes les 4 et ce, depuis janvier.
Poulet emballé, selon les marques: le kilo va de 5290 à 5800! Quant au prix du poulet en vrac, il est plafonné depuis janvier à 4.200 le kilo et il le reste.
Détergents: de 0.970ml à 1,520dt, les 450gr.
Soit le total de 16dt,000 au minimum !




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com