Promotion de l’emploi : Toutes les conditions sont favorables





Les promoteurs individuels se trouvent actuellement dans une situation où l’échec n’est pas permis. Toutes les estimations indiquent une reprise prometteuse.
La nouvelle phase économique après la mise en œuvre de la «feuille de route» économique du gouvernement de transition prévoit la création de 20 mille emplois dans le secteur privé et l’étude de 30 projets pilotes. Il serait intéressant de voir l’impact de ce nouveau plan sur les diplômés du supérieur. Il ne faut pas oublier aussi que le taux de chômage avoisine les 20% et que la croissance sera amputée de deux points cette année selon les estimations de la Banque mondiale. La relance a pris du retard après un mouvement social sans précédent; les grèves et les sit-in ne se sont pas arrêtés. Le plan de l’Etat et les dispositions des banques à soutenir les entreprises en difficulté favorisent un retour rapide à la normale, d’autant plus qu’ils prévoient la prise en charge par l’Etat dans la limite de 50% des coûts des sinistres ayant touché celles-ci, le report du paiement de l’impôt sur les sociétés au titre de l’année 2010 et la prise en charge par l’Etat des intérêts des prêts bancaires qui ne dépassent pas 5 ans et des prêts relatifs aux financements des investissements ayant pour objet la réparation des sinistres.
L’Etat veut aussi garantir un accompagnement actif des diplômés à travers un coaching au cas par cas et la reconversion pour les spécialités difficiles à insérer dans le marché du travail. Pour un promoteur individuel, la situation actuelle est très favorable pour s’installer, mais où exactement? La carte économique est devenue en principe équilibrée: Les régions défavorisées ont une part respectable dans les projets et les postes d’emploi. Le suivi des projets est conduit en partenariat avec les composantes de la société civile y compris les associations de chômeurs qui bénéficient actuellement d’une position avantageuse. La réussite de ce programme dépend de la collaboration entre tous les acteurs, à savoir l’Etat et l’administration, les entreprises des secteurs public et privé, la société civile, les organisations professionnelles, les établissements de formation et d’accompagnement, les bailleurs de fonds et autres intervenants.
Une fois la confiance revenue, la réussite du plan ne sera affectée que par des facteurs extérieurs, à savoir la disposition des investisseurs à accepter les conditions de l’infrastructure dans les régions intérieures et la dynamique de la nouvelle masse de travailleurs qui devrait être prête à relever les défis qui vont surgir.
Le secteur privé comme le public devront bénéficier de cette masse qui essaye de se faire une place dans la société tunisienne qui renaît de nouveau après des années de marginalisation.


I.B.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com