«Footklore»





Enorme déception pour les puristes qui nourrissaient de légitimes espoirs quant à une reprise calme des activités de la Ligue 1 de football. Hélas pour ces nostalgiques, la fête a été gâchée, notamment à Béja.
A l’Olympique de Béja, on a enregistré des envahissements de terrain entraînant un arrêt du jeu pendant un peu moins de trois quarts d’heure. A Sfax aussi on a enregistré un envahissement de terrain sans compter ce qui s’est passé à Gabès entre un «stadier» et l’entraîneur clubiste Yaâcoubi. C’est déplorable ce qui s’est passé en marge de cette reprise, pourtant tant espérée. On ne va pas chercher des excuses car ces incursions étaient somme toute attendues vu le contexte général de notre pays qui souffre depuis quelque temps de ce fléau qui tend à nous pousser vers l’arrière et démontrer que le problème inhérent à la sécurité reste posé avec plus d’acuité, mais cela ne peut expliquer qu’en partie les écarts commis dans la majorité de nos stades. Certes, il y a des intrus dont le souci majeur est de semer le doute, voire la zizanie, mais il s’agit là d’une minorité qui ne devrait pas l’emporter. Le sport a de tout temps été un vecteur d’unité et il doit préserver ses vertus nobles qu’il appartient aux sportifs de veiller à les préserver et les faire fructifier pour mater le pion à tous ceux qui cherchent à nuire non seulement au sport mais à toute une nation qui vient de démontrer au monde entier qu’elle sait réagir en temps opportun comme elle l’a fait pour se défaire de toute une dictature.
A Béja, les Marsois ont payé cher les frais de ce «Footklore» très folklorique du reste, et il est du devoir des instances régissant le football de prendre les mesures nécessaires en vue de mettre un terme à ce genre d’actes nuisibles car autrement, et chaque fois que l’équipe locale serait menée au score, on risque de voir à nouveau le même scénario, à savoir un envahissement de terrain puis une sommation ensuite de reprise et tout le reste. Les Marsois ont commis la double erreur de reprendre le jeu puis de quitter le terrain par la suite, ce qui va engendrer une série de mesures qui pourraient nuire à l’avenir immédiat des Marsois. Ceci pour l’envers. Quant à l’endroit, force est de reconnaître la responsabilité directe des Béjaois, partant du principe que l’organisation et la sécurité incombent à l’équipe locale et par conséquent l’équipe béjaoise doit assumer ses responsabilités et par ricochet les responsables de la ligue doivent prendre ce détail en considération pour nous éviter une très probable récidive. Quant au problème, car il s’agit bien d’un problème des «stadiers», mieux vaut le traiter à part.
Toutefois, on peut attester que la présence des agents de l’ordre est fortement recommandée pour assurer le bon déroulement des rencontres et nous éviter d’assister à du… «FOOTKLORE». Et à bon entendeur!


Mohamed Ali FERCHICHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com