Syrie : L’état d’urgence abrogé, la répression continue





Le gouvernement syrien a annoncé, hier, la levée de l’état d’urgence tandis que la répression
de manifestations se poursuivait.
Le Quotidien-Agences
Le gouvernement syrien a adopté un projet de loi abrogeant l’état d’urgence, en vigueur depuis 1963, a rapporté hier l’agence de presse officielle Suna. Selon un haut responsable, le président Bachar Al-Assad devra ratifier ce texte avant qu’il n’entre en vigueur, mais sa signature devrait être une simple formalité.
Le cabinet a, par ailleurs, approuvé un projet de loi réglementant le droit de manifester ainsi qu’un autre texte abolissant la Cour de sûreté de l’Etat.
La loi d’urgence de 1963 restreint la liberté de réunion et de déplacement et permet l’arrestation «de suspects ou de personnes menaçant la sécurité». Elle autorise aussi la surveillance des communications et le contrôle préalable des médias. Son abolition est l’une des principales revendications des protestataires, qui réclament une libéralisation du régime. À la fin de mars, Assad avait donné jusqu’au 25 avril à une commission juridique pour rédiger une nouvelle législation.
Répression
Sur le terrain, au moins quatre personnes ont été tuées par balle, hier avant l’aube, lors de la dispersion par les forces de sécurité syriennes d’un sit-in contre le régime à Homs, a affirmé un militant des droits de l’homme. Plus tôt dans la journée, d’autres activistes avaient évoqué des «tirs nourris» contre les vingt mille manifestants rassemblés sur la place de l’Horloge, «rebaptisée place Tahrir, comme celle du Caire», a précisé un militant politique. «Au moins quatre personnes ont péri lorsque les forces de l’ordre ont dispersé le sit-in à Homs», a dit ce militant qui a requis l’anonymat.

Des militants des droits de l’homme, faisant état de «tirs nourris», avaient affirmé que les forces de sécurité avaient dispersé par la force un sit-in de milliers de personnes organisé à Homs pour réclamer la chute du régime.

Le sit-in, qui avait été lancé avant-hier soir, «a été dispersé par la force. Il y a eu des tirs nourris», a indiqué une militante des droits de l’homme à Damas.

Un militant des droits de l’homme avait annoncé, avant-hier, le début de ce sit-in indiquant qu’il devait se poursuivre jusqu’à la chute du régime de Bachar Al-Assad.
De son côté, le gouvernement syrien a appelé hier la population à ne pas participer aux manifestations contre le régime de Bachar Al-Assad qui secouent le pays depuis un mois.
Dans un communiqué diffusé par la télévision d’Etat, le ministère de l’Intérieur a prévenu que les lois du pays seraient appliquées pour garantir la sécurité de la population et la stabilité de la Syrie. Le communiqué appelle les Syriens à «aider» les autorités en s’abstenant de participer aux manifestations.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com