Les agents de sécurité intérieure : «Nous sommes des boucs émissaires»





Les agents de sécurité intérieure ont porté hier un brassard rouge pour annoncer leur mécontentement face aux accusations qu’ils subissent depuis la révolution du 14 janvier.
Les agents de sécurité intérieure ont porté hier un brassard rouge pour contester l’arrestation de leurs collègues, sur la base des enquêtes de la commission nationale d’investigation sur les dépassements et les violations. Ces derniers sont une partie intégrante de la société tunisienne et veulent que justice soit faite sur la base de l’égalité. Une des réclamations des agents de sécurité est le retour au statut actuel qui gère l’utilisation des armes avant d’accuser à tort leurs collègues. Et en réponse aux accusations de ceux qui disent que les agents de sécurité soutenaient l’ancien régime, ils ont déclaré au «Quotidien» qu’ils travaillent avec un système et pas avec des personnes. «En fin de compte, nous n’avons élu ni Bourguiba, ni Ben Ali. Nous sommes au service de l’Etat et de ses institutions», déclare un agent de l’ordre rencontré à l’avenue Habib Bourguiba. D’un autre côté, les agents de sécurité ont réclamé qu’ils ne soient pas mis dans le même sac, en ce qui concerne les dépassements et les pots-de-vin reçus par certains de leurs collègues.
Un meilleur avenir
Les agents de sécurité intérieure attendent beaucoup de la révision du statut les concernant. En effet, certaines modifications garantiront leur droit à la formation d’un syndicat. En plus, les agents tous réunis exigent la valorisation de leur rôle et la compensation des collègues victimes des émeutes.
Les médias, selon plusieurs agents, ont terni l’image déjà affectée des agents de sécurité, de façon à en faire le bouc émissaire, responsables de tous les dépassements commis lors de la révolution.
Le cas de l’agent de police municipale Fedia Hamdi, accusée d’être derrière le déclenchement de la révolution en giflant Mohamed Bouazizi est dans les esprits de tous ses collègues. Le port du brassard rouge a coïncidé avec le jour de son procès. Pour eux, elle a été sacrifiée pour faire plaisir à certaines parties et la justice prouvera son innocence.


Ibrahim BOUGOTTAYA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com