A chaud/ La part des choses





Les moments de crise grave et de tension extrême devraient être également des moments de lucidité et de vigilance pour que l’humanité garde ses repères et ne cède pas à l’amalgame et au chaos. Lorsqu’un artiste aussi brillant qu’Anouar Brahem apporte son témoignage (Le Quotidien du samedi 10 avril) sur toute la convivialité dont il a été entouré par le peuple américain au lendemain même du 11 septembre, il y a de quoi s’étonner de ce pacifisme populaire au pays de l’oncle Sam, mais en même temps de remarquer la fracture entre le peuple et les va-t-en-guerre de l’Administration américaine. Faut-il rappeler que les faucons de cette administration ont mis tout en œuvre pour instrumentaliser les événements tragiques du 11 septembre et de manipuler une opinion publique qui semble déjà mise à l’écart sur la chose publique dans son pays. Mais la vietnamisation de l’Irak pousse chaque jour davantage le peuple américain à une meilleure implication et résistance à la politique belliciste de ses décideurs. Aussi est-il recommandé de faire la part des choses entre les peuples et les gouvernements et de méditer, en outre, à cet effet, sur le sursaut pacifique du peuple espagnol. Adelmajid HAOUACHI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com