«Ya Zahratan Fi Khayali»/ Un printemps de rêve





Les arts plastiques occuperont une place bien méritée au sein de la manifestation culturelle «Ya Zahratan Fi Khayali», titre du programme du mois du patrimoine, qui se produira actuellement et jusqu’au 15 mai prochain dans l’enceinte du Centre culturel Bir Lahjar. L’ouverture du bal a été donnée à la salle du Feu Habib Blel. Le vernissage de l’exposition personnelle du peintre Skander Tej, a été le moment fort de la première journée. Ses paysages, sa nature morte, ses portraits et son style impressionniste ont charmé les invités à cette ouverture. Le Cercle d’Art Pictural, animé par le professeur Mohamed El Ouahchi, membre actif de l’Union des Plasticiens Tunisiens et fondateur de la Saga familiale des arts plastiques, célébrée l'année dernière au Palais Essaâda de La Marsa, sous le titre «Générations Expo», une expérience qu’on souhaiterait un remake, s’est réunie vendredi dernier. Des amoureux des arts plastiques ont entouré, comme des disciples exubérants leur maître. Une expérience qui se poursuivra depuis des années sous les auspices des animateurs de Bir Lahjar et à leur tête l’artiste et homme de théâtre Hammadi Mezzi, parrain des créateurs. Un autre cercle a sa part de géométrie dans l’Espace Bir Lahjar, c’est celui des étudiants de l’EAD, Ecole d’Art et de Décoration de Tunis. Trois jeunes femmes peintres, Rahma Kallel, Chiraz Gargouri et Farida Mabrouk, céramistes de leur état, ont ébloui les assidus de Bir Lahjar à travers «Eclat de céramique». * Réminiscences musicales Traits, formes, géométrie et couleurs jouent, certes, mais quelle place pour l’oreille? «Ya Zahratan Fi Khayali» a sa part de jouissances de l’ouïe. La musique, architecture de l’esprit selon Maître Zeryab s’est assuré une bonne présence. C’est la troupe «Groupetto», sous la direction d’Anis Hammami, qui présentera vendredi 16 avril «saveur»: un métissage de musique classique et orientale. «Saveur» de joie de gaieté et d’extase: cette production musicale tunisienne viendra comme l’hirondelle du printemps. L’ensemble musical Ahmed El-Wafi, présentera en fait, et dès le lendemain 17 avril «Tibâ» ou «Caractères» (en français), sous la direction du professeur Taoufik Khoujet El Khil. Du nord de l’Irak, terre de culture et de civilisation millénaire et pays des martyrs et des messages divins, le Centre culturel Bir Lahjar nous offrira du «santoure» et de «percussions». Des mélodies babylones avec successivement Cheikh Zaki Derwich, et Abdallah El Manaa dans un gala intitulé: «Musique d’Irak du Nord». * Mémoire enchantée Au commencement, était le verbe. Trois rencontres poétiques seront programmées successivement avec le grand poète et chercheur philosophique Noureddine Aziza autour de son recueil de poésie «La famille dans la terre rocheuse» et ses romans «Omrane et le fleuve» et «La terre dans la gorge». Le tout dans une approche critique de Youssef Hannachi. Et puis, nous aurons droit à celle qui nous a régalés dernièrement au Centre culturel libyen, Bochra Brahim El-Houni, qui sera avec Olfa Abidi, deux belles poétesses pour ce beau printemps. Image, mélodie, lyrisme, le tout constituera, la mémoire de la création, Si Adnane Hellali,ce berbère militant dans le champ de la culture, s’exhibera à travers son spectacle «Founoun Sufeïtula» ,et ce, le samedi 15 mai, leurs amis et mécènes pour toute son action culturelle, enrichiront pour de bon cette mémoire collective avec le cercle «Mémoire de la Médina». Vous l’avez deviné, ce sont Yves Mérière, Marianne Catzaras et Samira El Goulli qui nous enchanteront par leur «Lectures croisées» le vendredi 14 mai prochain. Un printemps de rêve. A suivre. Mondher CHRAIET


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com