Le Fait/ Rien ne sert de courir…





En football, c’est connu, le championnat constitue dans les grandes et petites nations, la compétition reine qui s’étale d’une manière régulière et continue sur toute la saison et ne peut être interrompue qu’en des occasions exceptionnelles telles que les rencontres de l’équipe nationale ou les matches de Coupe. Le calendrier établi est souvent respecté à la lettre. Les clubs, grands et petits, arrêtent leur programme de travail et les entraîneurs effectuent leur stage de préparation d’avant-saison en fonction justement de ce calendrier. Or, chez nous, c’est bien l’inverse qui est appliqué. On joue la compétition arabe, la compétition africaine, on programme des rassemblements et des rencontres pour nos sélections olympiques et A suivant le calendrier de la FIFA, de la CAF et quand on tombe sur un week-end libre, on programme une journée de championnat. Résultat: des clubs qui chôment trois semaines de suite puis négocient trois rencontres en une semaine et ce rythme haché reprend de plus belle donnant le tournis aux entraîneurs et responsables mais aussi aux supporters qui désertent logiquement les gradins. Et c’est bien logique aussi de voir aujourd’hui les «décideurs» de la FTF trouver les pires difficultés pour arrêter un calendrier pour les derniers mois de la saison, sachant qu’il reste sept journées de championnat, deux tours de coupe, les rencontres de l’équipe nationale «a» sans compter celles de nos clubs en coupes arabes et continentales. Et dire qu’aux premiers mois de la saison on arrêtait le championnat sous n’importe quel prétexte et que les mêmes erreurs se répètent chaque saison avec des incohérences terribles cette fois-ci. A quand alors un championnat régulier? On ne se fait plus d’illusion surtout que la saison prochaine nous passerons de douze clubs à quatorze en Nationale «A». Et les plus optimistes peuvent aussi déchanter, car «rien ne sert de courir, il faut partir à point». J.B.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com