Le consul suisse au «Quotidien»: Nous sommes en mesure de détecter les faux documents





Les faux documents présentés aux services consulaires suisses peuvent briser la confiance entre les demandeurs de visas et les services compétents. M. Wilfried Schnider, consul suisse, nous parle de ce phénomène et des procédures pour l’obtention d’un visa. Tunis - Le Quotidien Sept mille demandeurs de visas obtiennent chaque année le droit à un séjour de courte durée en Suisse. Le consulat de ce pays à Tunis prend les dispositions nécessaires pour répondre à l’attente des demandeurs mais aussi pour détecter les faux documents présentés. «Nous sommes bien outillés pour savoir si les documents présentés sont vrais. En cas de falsification, la chaîne de confiance est brisée entre les services consulaires et la personne concernée. Celle-ci ne pourra plus jamais déposer un dossier pour l’obtention d’un visa», affirme M. Wilfried Schnider, consul de l’ambassade de Suisse à Tunis. Le service consulaire de l’ambassade helvétique fonctionne comme une montre suisse. «Nous avons peu de problèmes avec les Tunisiens», dit-il, en précisant que tous les demandeurs de visa pour l’entrée en Suisse savent pertinemment comment fonctionne le système et essayent de présenter un dossier complet qui sera traité dans les vingt quatre heures suivant son dépôt. «Par l’examen minutieux du dossier, nous voulons nous assurer que le demandeur de visa ne compte pas s’établir illégalement dans le pays et quitte le territoire à la fin de son séjour. Nous avons aligné notre procédure sur celle de Schengen», dit le diplomate. Le détail des versements annuels à la CNSS et l’attestation de travail constituent les pièces maîtresses sur lesquelles s’établit l’examen du dossier. Toutefois, le système suisse se base en grande partie, pour les séjours familiaux, sur la déclaration de garantie signée par la personne qui héberge et le service compétent en Suisse. La présence de ce document est capitale pour la délivrance du visa. Il est nécessaire de préciser que l’oblitération mentionnant un refus du visa Schengen peut constituer un facteur de doute et peut influencer la décision finale. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com