Festival des Créatrices Arabes/ Dans la matrice de la musique





La neuvième session du Festival des créatrices arabes s’est clôturée il y a quelques jours à Sousse, perle du Sahel. Une nouvelle fleur qui ornera le bouquet de la création féminine arabe. Les feux ont, en effet, été braqués sur cette session qui a fêté la musique dans toutes ses notes. L’approche créative et scientifique de cet art a été à l’ordre du jour de ce Festival. Le colloque scientifique «La femme arabe et la créativité dans la musique» qui a constitué l’ossature de cette session a évolué selon deux paramètres: la réception de l’œuvre féminine au niveau de la création d’une part, la volonté de faire connaître les caractéristiques de cette création et son rôle dans l’enrichissement des esthétiques et de l’expérience sociale d’autre part. La mise sur le tapis des problématiques et la recherche des contraintes qui butent sur les efforts de la création féminine, d’une part, et l’élaboration des recommandations qui contribuent à activer les mouvements de la création féminine, et ce, dans l’intérêt des sociétés arabes, d’autre part, sont les axes de ce deuxième paramètre. Cinq réunions ont été organisées lors de ce colloque. La première dirigée par l’universitaire et musicologue Mohamed Zinelabidine a été consacrée à l’apport des femmes à la civilisation arabo-musulmane. Salah El Mehdi, fin connaisseur de la musique arabe, en a parlé d’une manière exhaustive puis a laissé libre cours à la Libanaise Hiba Kawas, compositrice et instrumentaliste, professeur de la composition et du bel canto à l’Institut National de la Musique à l’Université libanaise, laquelle a adressé un bref rappel historique, une analyse philosophique de la voix orientale et un aperçu de l’expérience de l’Opéra arabe. «La musique peut contribuer au développement de la science et les Algériennes ont été les pionnières dans les sciences musicales et le renouveau de la musique andalouse: le Malouf». Tel a été le thème de la deuxième réunion présidée par la musicienne et chanteuse connue par le public tunisien à travers deux sessions du Festival de La Médina, Sahar Taha. * Musique et éducation Se sont succédé, lors de la troisième réunion, la Jordannienne Rim Abou Rahma pour un point de vue sur «L’apport de la poésie musicale à l’éducation» et l’Egyptienne Amina Saïd Faraj pour un autre point de vue concernant «La créativité féminine en matière d’éducation musicale». Quant à l'universitaire tunisienne Samiha Ben Saïd il a traité des entraves rencontrées par les musiciennes irakiennes, exemplaires de bravoure et de persévérance. La critique libanaise Sahar Taha s’est distinguée lors des débats de la quatrième réunion à travers son témoignage époustouflant. Elle s’est intéressée aux musiciennes irakiennes du 20ème siècle. Les nouvelles technologies musicales ne furent pas oubliées et c’est la Tunisienne Yousr Chamekh qui s’est chargée de nous les rappeler. Dans la cinquième et dernière réunion, présidée par l’universitaire Farouk Ammar, Senda Zinelabidine a dressé un pont entre la musique et le septième art dans sa communication intitulée: «L’image de la femme arabe à travers les films musicaux». C’est cette sensibilité qui émane de ses rapports qui a été défendue par la Jordanienne Diana Telhemi. Mondher chraïet


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com