Hédia Baraket/ Plus fort que la mort





Elle est en quête d’un nouveau monde, d’autres valeurs et c’est dans son nouveau roman «L’autre rêve» que notre consœur Hédia Baraket dévoile ses intentions. Journaliste de son état, Hédia Baraket est aussi écrivaine avec à son actif déjà trois ouvrages: «Femmes du bout des doigts» en 1995, «Nasswa» et «Chouf» en 1998. La plume affûtée et le cœur tiraillé entre deux mondes, Hédia Baraket a choisi de nous confier des bribes de sa philosophie dans la vie, de sa souffrance et de sa déchirure via son nouveau-né «L’autre rive». Loin de toute tendance philosophique ou recherche métaphysique, loin de toutes les formes de recherche stylistique ou linguistique, «L’autre rive» se veut un récit simple, une histoire d’une passion ardente à l’odeur de la mort et de la douleur. Une histoire dont notre romancière a été le témoin. Dans «L’autre rive», le réel fusionne avec l’imaginaire pour nous offrir un récit du quotidien. Elle est médecin et il l’est aussi. Boudour (un mot en arabe littéraire, le pluriel de lune), habitée par un sentiment de culpabilité, veut tout tenter pour changer le monde et éveiller la conscience des gens. Quant au deuxième héros de ce roman, Falak (un mot en arabe littéraire qui signifie astre) est un médecin qui a choisi de laisser les circonstances guider sa vie et tracer son destin. Amoureux fou de Boudour, «Falak était là-bas, sur l’autre rive, au cœur de l’île, à trente kilomètres de mer d’elle, à une heure et demie de lente traversée, mais on ne sait jamais à combien de lunes d’attente... Des saisons que Falak l’attend ainsi tous les soirs. Cinq ans ? Six ans ?... Elle ne veut pas compter. Bref, c’est depuis l’époque où elle avait réalisé que la mer les sépare de jour et fasse entre eux la frontière diurne». Dès les premières pages de son roman, Hédia Baraket nous esquisse une toile de cette relation qui se détache de tout ce qui est terrestre. C’est une relation entre les éléments cosmographiques : Boudour et Falak. * L’amour et la mort «L’autre rive» est un roman dont les péripéties se déroulent en 2000 avec des flash-backs qui remontent à plusieurs années. Falak est le monde propre de Boudour qui porte bien la signification de son nom. Belle comme une lune, elle gravit dans l’univers de son bien-aimé qui cherche à l’aider à passer à l’autre rive et à oublier ses malheurs. Falak a -t-il réussi dans cette mission ? L’amour est-il vraiment l’échappatoire de la mort? Les détails de cette histoire d’amour sont à découvrir sur les 95 pages de ce roman qui a été publié par MediaCom. Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com