Hamadi Latrous (Pdt du C.S.H.L.)/ «Avec les moyens de bord»





Manque de finances, manque de résultats, absence de stade, manque de soutien... Triste constat dont se débat actuellement la majorité de nos clubs qui vivotent au rythme d’un championnat plus que jamais agonisant. Si on s’amuse à énumérer ces difficultés, on serait logiquement amené à fermer «boutique», plutôt que continuer à disputer une pseudo-compétition qui n’en a jamais réellement été une. Sinon, comment expliquer le cri d’alarme de l’un des techniciens de la Nationale A qui vient de clamer haut et fort : «comment peut-on parler de rythme et de compétition, alors qu’on a joué seulement pendant quatre heures et demi durant quatre mois ?». A ce stade, on peut aisément comprendre les «souffrances» de nos clubs, engendrées par une étrange compétition qui n’est nullement faite pour faire progresser notre football, loin de là... Ces dégâts ne manquent pas d’avoir des retombées négatives dont souffrent essentiellement les «gestionnaires» des clubs, à l’instar de Hamadi Latrous, président du CSHL, qui jette un peu de lumière sur les difficultés que traverse son club. * Comment évaluez-vous les résultats de l’équipe, enregistrés jusque-là ? - Ils ne sont guère élogieux, comme le prouvent le nombre des victoires et les points ramassés à ce jour. Ce malheureux constat est lié à plusieurs facteurs. Paradoxalement, l’équipe a gardé 95% de l’effectif de la saison dernière. On s’attendait, logiquement, à la voir continuer sur la même lancée. Malheureusement, le manque d’engagement des joueurs dû à leur manque de professionnalisme et à leur hygiène de vie approximative, à la mentalité, etc... nous ont amené à cette mauvaise situation. * N’y a-t-il pas d’autres facteurs qui ont précipité ces mauvais résultats ? - Certainement. Ils n’y a pas que les joueurs qui supportent la responsabilité de cette fâcheuse situation. Le calendrier de la compétition avec ses perpétuelles coupures, trêves, reports... ont été à l’origine de la déconcentration et de la démobilisation des joueurs qui ont perdu le goût de jouer. De là, à arriver à cette situation, il n’y a qu’un pas. Lorsque le championnat est ainsi fractionné, les clubs ont moins de recettes, moins de sponsors et - bien sûr - plus de frais (les salaires et les primes des joueurs, salaires des entraîneurs, pour les matchs amicaux, pour divers entretiens...). * Comment sortir de cette situation ? - Au train où vont les choses, je ne vois pas comment. Nous essayons de gérer le quotidien avec les moyens de bord, et rien n’est prévu pour l’avenir, en attendant la fin de la saison. Il n’est pas question de planification ni de programmation. On vit au jour le jour. Ce que nous souhaitons est qu’on ne vienne pas ajouter d’autres problèmes à nos difficultés. Tel que l’arbitrage qui ne cesse de nous léser et nous a fait perdre au moins six points jusque-là. Ajoutez à cela la Municipalité d’Hammam-Lif qui nous prive de terrain. Tous ces problèmes conjugués font que le club vit des moments difficiles. Mais nous comptons énormément sur la volonté et la détermination des joueurs pour sortir la tête de l’eau et terminer la saison sans trop de soucis. Moncef SEDDIK


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com