Pour s’assurer une alliance travailliste : Sharon à la merci du Likoud





Le Quotidien-Agences Le Premier ministre israélien Ariel Sharon tentait hier de s'assurer du soutien de son parti, le Likoud, qui doit se prononcer demain sur sa proposition de former un gouvernement avec les travaillistes pour mener à bien son plan de retrait de la Bande de Gaza. Les "durs" du Likoud opposés à tout redéploiement ont infligé à Sharon deux camouflets ces derniers mois. La convention du grand parti de la droite avait mis en août son veto à une première proposition de Sharon de faire entrer les travaillistes dans son gouvernement. En mai, ses membres avaient rejeté massivement lors d'un "référendum" son plan de retrait. Pour l'emporter, Sharon a agité la menace d'élections anticipées. "Le Premier ministre qui n'a plus de majorité a mis le Likoud devant ses responsabilités: ou un gouvernement avec les travaillistes et des formations ultra-orthodoxes ou des élections anticipées", a affirmé un proche collaborateur de Sharon. Actuellement, Sharon ne dispose que du soutien de 40 parlementaires du Likoud sur un total de 120 députés, après qu'il eut limogé la semaine dernière les 5 ministres du Shinouï, un parti centriste laïc, qui avaient voté contre le projet de budget au Parlement. Le score de demain va dépendre en grande partie du taux de participation des quelque 3.000 membres du comité central du Likoud, a ajouté ce responsable qui a requis l'anonymat. "Si ce taux est bas, le Premier ministre risque de perdre", a-t-il prédit. Mais selon la plupart des commentateurs, Sharon devrait l'emporter. Pour éviter une nouvelle défaite, des proches de Sharon exercent de très fortes pressions sur les ministres "hésitants" afin qu'ils participent à sa campagne pour le oui en laissant entendre que ceux qui refuseraient auraient "à rendre des comptes", a indiqué le quotidien Haaretz.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com