Jeunes et concessions : Les mères en tête de liste





Sans compléments d’attributions ni de buts, les jeunes sont prêts à faire des concessions. Toutefois, le sacrifice et la concession ne sont pas conçus par eux comme une marchandise vendue à bas prix... . Tunis — Le Quotidien Le fait de faire des concessions au profit des autres demanderait à la base, une relation solide. Ceux qui offrent sont, à priori, des êtres généreux et dévoués qui n’attendent pas de contre-partie... Les jeunes sont unanimes toutefois sur le fait de se sentir en confiance pour pouvoir concéder sans regrets ni remords. Nader, 18 ans, est de nature tolérante et généreuse. Toutefois, il lui est arrivé de regretter ses actes de concessions.. «J’ai sacrifié beaucoup pour mes amis. Hélas certains m’ont récompensé par l’ingratitude et la trahison. Deux êtres au monde méritent que je leur fasse des concessions. En premier lieu ma mère. Même si je dois lui faire don de mes organes. Et à un degré moindre la fille que j’aime du moment qu’elle est correcte et fidèle», dit-il. Tout comme Nader, Karim, 20 ans, candidat au bac, se dit toujours prêt à faire des concessions uniquement pour sa mère. «Nul ne mérite sur terre un dévouement total et sans réserves comme la mère. Je suis prêt à tout sacrifier pour elle, même s’il s’agit de ma vie. Toutefois, je ne concède jamais mes études et ma fierté pour le salut des autres, et peu importe leur importance dans ma vie. Car, il m’est arrivé d’avoir des regrets après avoir fait don de mon temps et de mon argent...», dit-il. Idem pour Myriam, 17 ans, qui régule les choses selon la sincérité d’autrui. «L’unique personne dont je ne mettrai jamais la sincérité en doute est ma mère. Pour les amis ou les autres membres de la famille je pourrais donner de mon temps et de mon énergie s’ils font preuve de sincérité». Abdelkader, 19 ans, a une autre position par rapport à la concession. Le jeune homme se dit prêt à tout donner pour ses parents. «Je concéderais gratuitement à mes parents et avec toute la jouissance, tout ce que j’ai de plus cher. Pour les amis, je ne peux pas tout donner. Et mon dévouement s’arrête là où je détecte la mauvaise foi. Toutefois, si les concessions doivent se faire aux dépens de ma fierté, je m’abstiens. Quant au sexe féminin, je ne ferai jamais aucune concession car les filles sont généralement fausses et opportunistes», dit-il. Jihène, 19 ans, candidate au bac, est connue par tout son entourage pour son dévouement. Le jeune fille donne sans réserves. Elle est entière et c’est une question de principes. Comme les autres, la mère de Jihène est en tête de liste. «Je peux tout donner à ma chère mère. Je me prive de sorties si elle a besoin de ma présence. Je me prive d’achats quand son budget ne le permet pas... Je ne considère pas ce que je fais comme un don ou un sacrifice. Je lui suis redevable de tout», dit-elle. Jihène fait de même avec ses amis. D’ailleurs, personne n’ose lui faire du mal. «Ma recette dans la vie est la suivante : «fais du bien, même à ceux qui te font du mal et c’est au Bon Dieu de juger et de punir». Et comme par miracle, je sens une protection divine. Une fois, j’ai sacrifié mon amour au profit d’une autre. J’ai connu quelqu’un qui venait de rompre avec une fille qui l’aimait. Quand elle est réapparue dans sa vie, je me suis éclipsée... Je me suis mise à sa place et je n’ai pas accepté de bâtir une relation sur le compte d’une autre bien que je l’aimais aussi». Altruiste jusqu’aux bout des ongles Jihène est dévouée. Pour ses amies elle donne beaucoup jusqu’à ce que les études s’interposent. «Je peux donner de mon temps, de mon argent et de mon énergie pour mes amis. Mais je ne peux leur être disponible quand j’ai des devoirs d’études», conclut-elle. Rihab, 20 ans, candidate au bac, est aussi entière et dévouée. «Je peux tout laisser tomber pour mes parents. Et j’en fais de même au profit de ceux que j’aime. Quand on aime, on donne, on pardonne... Et je n’ai aucune limite sauf s’il s’agit de ma pudeur et de ma dignité. Et même si je sème les roses, il m’arrive de récolter les épines. Mais j’ai la foi et je sais que Dieu me récompensera un jour où l’autre», dit-elle. Abir CHEMLI OUESLATI


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com