Soutenu par le Likoud : Sharon haut la main





L'appui sans équivoque accordé par le parti Likoud à son chef et Premier ministre Ariel Sharon pour une entrée des travaillistes au gouvernement israélien, ouvre la voie à la mise en œuvre du plan de retrait de la Bande de Gaza en 2005. Le Quotidien-Agences Au lendemain du feu vert accordé avant-hier soir par le Comité central du Likoud, le Premier ministre a téléphoné hier au numéro un de l'opposition travailliste Shimon Peres pour l'inviter à engager au plus vite des négociations pour former un gouvernement "stable". Sharon a adressé des invitations similaires aux partis ultra-orthodoxes Shass et Judaïsme unifié de la Torah malgré l'opposition de cette dernière formation au plan prévoyant le retrait de l'armée et l'évacuation des colons de la Bande de Gaza ainsi que celle de quatre colonies isolées de Cisjordanie. Pérès s'est félicité de l'invitation, exprimant l'espoir qu'un gouvernement élargi permettra "de sortir de la Bande de Gaza et d'une partie de la Cisjordanie". Le bureau politique du parti travailliste, unanimement en faveur d'une entrée au gouvernement, doit décider ce soir de la composition des équipes de négociateurs. Ces négociations officielles ont été précédées par des contacts informels mais poussés entre les deux parties ces derniers mois. Les travaillistes, qui affirment avoir pour seul objectif de garantir l'application du plan de retrait, ont d'ores et déjà renoncé aux postes clés de la Défense, du Trésor et des Affaires étrangères. La formation d'un cabinet élargi "nous permettra d'opérer un changement significatif", a déclaré le numéro deux du gouvernement, le ministre de l'Industrie et du Commerce Ehud Olmert. "Le plan de désengagement est la clé pour renforcer notre position dans le monde, du point de vue politique et économique", a-t-il ajouté, dénonçant par la même occasion les menaces de "guerre fratricide" brandies par l'extrême droite. La proposition de Sharon de rallier l'opposition travailliste a obtenu le soutien de 62% des membres du comité central, contre 38% à ses opposants. "Mon plan (de retrait) a été approuvé par le cabinet et tous les ministres du Likoud. Il a reçu le feu vert d'une importante majorité à la Knesset et il faut en finir avec les atermoiements et permettre à Israël d'avancer et de saisir des occasions historiques", a proclamé Sharon pour tenter de convaincre les indécis au sein de son parti. Sharon gouverne actuellement en s'appuyant uniquement sur les 40 députés de son parti, sur 120. Sa coalition gouvernementale s'est réduite comme peau de chagrin depuis mai, après l'annonce de son plan de retrait de Gaza et le récent départ forcé du parti Shinouï (laïc centriste) favorable au plan mais opposé au budget. L'Autorité palestinienne a exprimé, quant à elle, l'espoir que le ralliement des travaillistes au gouvernement relancerait le processus de paix avec Israël, au point mort depuis janvier 2001 après le déclenchement de l'Intifada en septembre 2000. "Nous espérons que la formation d'un nouveau gouvernement israélien conduira à la relance d'un processus de paix significatif qui mènera à la fin de l'occupation israélienne depuis 1967 et à une solution à deux Etats", a déclaré le ministre en charge des négociations avec Israël, Saëb Erakat.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com