Tunis : Il a failli violer sa… belle-sœur!





Il lui était difficile de ne pas fixer un regard sur ce corps enveloppé dans du satin, d’autant plus que les quelques bières ingurgitées auparavant ont commencé à faire leur effet... Encore faut-il qu’il s’aperçoive que celle qui a mis le feu dans tout son corps n’est autre que...! Tunis - Le Quotidien L’été bat son plein, ici et là, les gens ne cherchaient qu’à se rafraîchir et fuir cette chaleur suffocante. Ceux qui ont les moyens se la coulaient douce sur les plages et dans les stations balnéaires; quant aux plus démunis, ils essayaient comme ils pouvaient afin de survivre à l’enfer du midi-quatorze heures. Et voilà que dans une ruelle de la Médina de Tunis, dans une maison à l’architecture arabo-musulmane, un jeune homme , étudiant de son état, était allongé sur une estrade en pierres sculptées, réfléchissant comment faire pour passer cet après-midi du mercredi de ce mois de juillet 2003. Dans la chambre d’en face, sa mère se pressait pour préparer de quoi nourrir six bouches grandes ouvertes comme une caverne. Il s’agit de son mari, son fils aîné, sa belle-fille, son fils cadet et ses deux petit-fils. Du coup, le jeune homme pénétra à l’intérieur de sa chambre, ouvrit la garde-robe, mit un pantalon et un tee-shirt et quitta la maison. A dix-huit heures, il était déjà dans un bar de la place en train de siroter sa deuxième bière. Entre deux gorgées, il fut abordé par un camarade de classe qui lui proposa d’aller continuer ailleurs cette soirée qui s’annonçait chaude. Aux alentours de minuit, le jeune homme pouvait déjà crier au loup sans que personne ne le voit. C’est qu’il était dans un état tel que même ses jambes ne pouvaient plus le soutenir pour l’aider à rentrer chez lui. Instinctivement, il réussit tout de même à traverser le centre-ville et rejoindre finalement le domicile familial. Un calme plat régnait dans la petite cour. Seule une petite lumière filtrait du fond de la chambre. Il ne pouvait contenir sa curiosité. Alors, il fit quelques pas et poussa la porte. Sur le lit, un corps enveloppé dans du satin était allongé d’une manière à laisser jaillir des formes tracées au millimètre et des endroits intimes bien protégés par une lingerie fine comme celle qu’on voit dans les vitrines des vêtements de luxe. Le spectacle était d’une beauté telle qu’il lui fut impossible de reculer et même d’avancer. Il s’immobilisa pendant quelques minutes avant qu’un sentiment très étrange ne commença à dévorer son corps et mit le feu au plus profond de son âme. Comme le plus courageux des conquérants, il s’attaqua à ce petit bout de drap qui le séparait de l’objet de sa conquête. Il ôta de son chemin les coussins qui constituaient le seul obstacle avant qu’il ne pût prendre enfin, entre ses mains, ce corps dont il ne pouvait ne pas goûter à ses délices. Ses mains tremblèrent mais elles finirent par toucher la petite chemisette. Le voyage était déjà entrepris mais le paradis demeura très loin vu qu’au beau milieu de la nuit, les cris de sa belle-sœur ont traversé toute la maison pour échouer au fond du tympan de sa mère qui sursauta et vint sauver sa belle-fille d’une tentative de viol. Coup de théâtre, la victime refusa de garder ce petit secret familial et s’entêta au point d’aller déposer plainte à l’encontre de son beau-frère l’accusant de viol. Il écopa de seulement six mois de prison avec sursis puisque la cour a pris en considération son statut d’étudiant. H.M.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com