Comportement : Les jeunes sont-ils à cheval sur les principes ?





Il y a des jeunes qui affirment avoir des principes dans leur vie quotidienne. Il y en a d’autres qui ne savent pas de quoi il s’agit au juste. Tunis — Le Quotidien Tout le monde parle de principes et en entend parler. Chacun a ses principes. Certains peuvent être réversibles alors que d’autres sont indiscutables. Il y a des personnes qui n’ont pas de principes. Tout comme certaines qui ne savent pas ce que c’est qu’un principe. C’est quelque chose dont les autres parlent et c’est tout. Aujourd’hui, les principes font l’objet de plusieurs débats. Avec l’effet des temps modernes et des pressions de la vie quotidienne, avoir des principes ne semble plus être aussi évident qu’auparavant. Mais les jeunes qui défendent leurs principes ne sont pas rares. Ils résistent à la tentation et font face à ceux qui les accusent d’appartenir à un temps révolu. Kaouther Ben Salah a 26 ans. Elle est enseignante. Elle considère qu’elle a des principes qui gèrent ses relations avec les gens. A commencer d’abord par ne jamais intervenir dans la vie des autres. «Je ne m’occupe que de ma vie et je n’ai rien à voir avec les histoires des autres». Ensuite, Kaouther ne fréquente pas n’importe qui. «C’est un principe avec lequel j’ai grandi : je ne sors pas avec les premiers venus. Bien au contraire je choisis mes fréquentations». Etudiante en Mastère Marketing, Rym Ben Amara pense d’abord qu’elle n’a pas été éduquée sur les mêmes principes que ceux des gens de la capitale. En effet, elle vient du Sud et plus exactement du gouvernorat de Tataouine. Là-bas, on ne joue pas avec ces questions. En premier lieu, Rym estime qu’il ne faut pas imiter les gens. Ensuite, elle ne pardonne pas le mensonge. «C’est un principe irréversible. Si quelqu’un me ment, plus jamais je ne lui ferai confiance». Dans ses fréquentations, cette originaire des Douiret, exige que ses amis aient des principes. «Celui qui n’en a pas n’est qu’un marginal». Mais lorsqu’il s’agit de simples connaissances, elle n’y prête pas d’attention. Par ailleurs, Sofiène Ben Salah, diplômé en audiovisuel, constate que de nos jours, on a tendance à laisser tomber les principes. «De nombreuses personnes recourent au mensonge pour atteindre leurs fins». Cet état des lieux pousse parfois l’individu à se demander «où suis-je ?». D’après Rym, ce phénomène est remarquable à la faculté. C’est un bras de fer entre les principes et les apparences. A cet effet, elle cite un exemple type qui n’échappe pas ces jours-ci à quiconque : «le sapin de Noël». Celui-ci envahit la plupart des pâtisseries et des boutiques de la capitale. En revanche «le Mouled et Ramadan semblent révolus». Pour elle, c’est un problème fondamental de principes. Ces derniers ne concernent pas Saïfeddine Talhaoui. Il n’a que 17 ans et il croit que les principes viennent avec l’âge. Pour le moment «je n’en ai pas. Je suis encore jeune». Dans son entourage immédiat, sa mère en l’occurrence, il n’en parle pas. «Non plus avec mes amis. C’est à partir de vingt ans que je peux commencer à réfléchir sur les principes». Quant à Naïm Fendi, élève aussi, les principes se limitent à ses fréquentations. Seules celles-ci obéissent à ces règles. Pour le reste, il n’arrive pas à cerner le sens des principes et à savoir de quoi il s’agit au juste. C’est d’ailleurs le cas de plusieurs jeunes personnes qui ne comprennent pas ce que signifie un principe et ne peuvent pas par conséquent s’exprimer. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com