Jeunes et parents : Je ressemble à moi-même !





Tel père, tel fils dérange les uns et plaît aux autres. Les jeunes n’aiment ressembler à leurs parents que lorsqu’ils en gardent une image positive. Tunis — Le Quotidien Ressembler à son père ou à sa mère est le souhait des uns. D’autres veulent absolument être différents de leurs parents. En ce qui concerne les filles, elles ont presque toutes tendance à un certain âge, à se comparer à leurs mamans et à les imiter. Quant aux garçons, ils la jouent plutôt indépendants et uniques dans leur genre. Pour Samar Maâroufi, c’est difficile de se détacher de l’image de sa mère. «Nous sommes comme deux gouttes d’eau». Cette ressemblance remarquable fait que la jeune fille est tout le temps comparée à sa maman. «En plus, nous avons les mêmes manières». A un certain moment, cette histoire l’a gênée. «J’ai essayé de m’imposer et je devenais agressive à chaque fois qu’on m’appelait par le nom de ma mère». Mais au bout d’une période, Samar a commencé à se plaire dans cette comparaison. «J’ai découvert ma mère et je veux être comme elle». Aujourd’hui, la jeune étudiante a 20 ans et s’habille déjà comme sa maman et adore qu’on lui dise «tu es une copie de ta mère». Par contre, ce n’est pas du tout le cas de Fadwa Hemriti. Elle tient à la différence et défend son image loin de celle de sa mère. «Je pense que la personne doit faire ses preuves indépendamment des parents. S’il y a lieu d’être comparés, que ce soit dans le strict minimum !». Du côté des garçons, c’est carrément après moi le déluge. En effet, ils ont tendance à crier leur différence. «Je ne suis pas comme mon père», affirme Fakhri Ben Nafaâ. Il a 21 ans et il refuse d’être l’image de son papa. Pour se justifier, il explique qu’il a tellement souffert de la mentalité de ce père, qu’il ne veut pas lui ressembler. «J’ai peur d’être comme lui et tout ce que je désire c’est que la différence entre nous deux soit frappante». En revanche, Fakhri ne voit pas d’inconvénient à avoir hérité du caractère de sa maman. «Elle a un gros cœur et ça m’arrange». Aussi révolté contre les idées de son père, Mehdi Mourali crie partout qu’il est différent. «Non ne nous ressemblons pas. Bien au contraire, chacun de nous a un caractère à part». Cette position est connue par toute la famille de Mehdi qui ne lui parle jamais de ressemblance avec son père. C’est à l’adolescence que le jeune garçon a réalisé qu’il faudra qu’il soit différent. «Il était trop sévère avec moi. Il était incompréhensif aussi avec mes deux sœurs et je ne veux pas un jour être comme lui». Chez la plupart des jeunes, l’image des parents est relative. Il suffit qu’elle soit positive à leurs yeux pour qu’ils ne voient pas d’inconvénient à leur ressembler. Un tel père tel fils à ce moment ne gênerait pas. Mais dès qu’on leur reproche un détail, ils réclament aussitôt la différence. M.K.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com