GSM tunisien : Guerre déclarée contre le nouveau virus





Vous avez reçu un message anonyme sur votre téléphone portable ? Ceci pourrait bien cacher un virus. Car une nouvelle attaque virale vient d’être déclarée par les hackers qui visent désormais les combinés intelligents du GSM. Le point. Tunis — Le Quotidien Les hackers de l’informatique semblent avoir un nouveau champ à conquérir. Après avoir provoqué tant de soucis aux opérateurs des réseaux informatiques en leur infligeant d’énormes dégâts, les fabricants des virus visent désormais les réseaux de téléphonie mobile. L’information a été bel et bien confirmée : une attaque virale a été identifiée sur le réseau du GSM de certains pays. Le virus en question attaque les téléphones portables qui disposent d’une fonctionnalité évoluée de connexion à des périphériques (imprimantes, ordinateurs...) par le biais de la liaison «Blue-tooth» qui permet la connexion sans fil. Ainsi, les téléphonies portables de la dernière génération qui offrent plusieurs applications intelligentes grâce à de petits logiciels pourraient bien être la cible de cette nouvelle attaque virale. En Tunisie, on n’a pas encore identifié des cas d’attaques, mais cela n’exclut pas la probabilité des attaques qui n’ont été pas déclarées. Les responsables de l’Agence Nationale de la Sécurité Informatique (NACS) ont annoncé à cet effet la nouvelle depuis quelques jours pour mettre en garde les utilisateurs des téléphones des modèles concernés. D’après M. Nabil Sahli, le directeur de l’Agence «il s’agit de quelques vulnérabilités qui ont été détectées dans les téléphones portables de marque Nokia, Sony Ericsson et Motorola. Quelques modèles de ces téléphones renferment une faille dans le protocole «Obex» qui permet la connexion à des périphériques par le biais de la liaison «Blue-Tooth. * You’ve got a message ! Le directeur du NACS insiste néanmoins sur le fait que l’attaque ne peut être engagée que par une personne malveillante manipulant parfaitement l’application du virus. L’attaque se fait selon deux formes : la première consiste à envoyer et même diffuser des messages anonymes (attaque appelée «Blue Jaching») et qui peut même inclure un nouveau virus appelé Skulls quand il s’agit de portables «Nokia» série 60. Ce dernier virus permet de reprogrammer les touches du combiné et afficher de nouvelles icônes. La deuxième forme de l’attaque est appelée «Blue Snarfing», et permet au pirate de s’infiltrer au répertoire du téléphone-cible et d’y faire des manipulations. Il est possible dans ce cas de télécharger toute la liste des contacts et d’accéder à la mémoire du portable. M. Nabil Sahli indique d’autre part que ce problème existe sur un nombre de portables fournissant la connexion par «Blue-Tooth» et que les fabricants de Nokia ont reconnu cette vulnérabilité. Et de préciser que, selon les analystes, les modèles qui renferment la vulnérabilité sont : Nokia 6310, 6310i, 7650, 8910 et 8910i. Pour la marque Sony Ericsson, il s’agit de l’Ericsson T68, Sony Ericsson R52m, T68i, T610 et Z1010. Pour être à l’abri de cette attaque, les responsables de la sécurité informatique au sein du NACS ont défini des mesures préventives, vu qu’il n’y a pas eu jusqu’à ce jour aucun correctif de sécurité pour ces failles. Il est conseillé ainsi pour les personnes possédant des téléphones des marques définies précédemment de ne pas ouvrir des messages anonymes et de désactiver la connexion Blue-Tooth, infigurable depuis le menu «connect», ce qui va rendre le téléphone «invisible» à une éventuelle attaque. Hassen GHEDIRI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com