Tourisme écologique : Des potentialités énormes, mais…





“La volonté politique existe pour la promotion du tourisme écologique mais l’administration ne suit pas”, c’est en ces termes que M. Tarak Nefzi, promoteur dans le domaine de l’écotourisme analyse les difficultés qui se dressent contre l’épanouissement de ce secteur et propose les remèdes adéquats à travers son expérience dans ce domaine. Tunis-Le Quotidien “Je suis un concepteur de voyages dans le domaine de l'écotourisme”. C’est ainsi que M. Tarak Nefzi se définit à travers la fonction qu’il exerce depuis quelques années. Ancien cadre de l’Agence Nationale de Protection de l’Environnement M. Nefzi a eu l’idée de créer une structure pour lancer un nouveau produit touristique mettant en valeur et exploitant notre patrimoine écologique. Doté d’un esprit pratique, M. Tarak Nefzi a bénéficié d’un congé de quelques mois pour pouvoir prospecter le marché et lancer son produit. Après quelques difficultés passagères qu’il a pu surmonter, il a créé un bureau d’études collaborant avec les hôteliers et sous-traitant certains services logistiques. D’une manière générale, le promoteur parvient à démarrer ce projet en créant un site Internet (bécasse-écologie.com) pour présenter son produit et entrer éventuellement en contact avec ses clients. Le jeune formateur énumère toutefois les difficultés qui se dressent devant la promotion d’un tel projet. Il estime que le cadre législatif est quasiment absent pour déterminer d’une manière efficace les relations entre les intervenants. Il déplore par ailleurs une certaine lenteur administrative qui l’empêche d’évoluer dans les meilleures conditions. A ce titre, il rappelle qu’il est à chaque fois contraint d’effectuer de fastidieuses et longues formalités pour accéder à un site naturel ou archéologique. Les délais dépassent parfois les 30 jours avant de recevoir la réponse. “Il faut que l’administration suive la politique d’encouragement de l’Etat aux projets innovants”, dit-il. L’accueil, les commodités (pistes, miradors…) doivent être mises en place pour rendre le séjour agréable aux visiteurs. Les perspectives sont toutefois encourageantes. Si un séjour last-minute en Tunisie coûte entre 200 et 300 euros par semaine, le tourisme écologique est facturé par journée environ une centaine d’euros. Il appartient aux décideurs de redoubler d’effort pour promouvoir davantage ce secteur car la concurrence, notamment marocaine, libyenne et jordanienne, se fait de plus en plus rude. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com