Débats budgétaires : Les tarifs des cliniques privées, la mise à niveau des hôpitaux et la précarité de l’emploi sous le scanner…





La discussion des budgets du ministère des Affaires de la Femme, de la Famille, de l’Enfance et des Personnes âgées, du ministère de la Santé publique, du ministère des Affaires sociales, de la Solidarité et des Tunisiens à l’étranger et du ministère de l’Emploi et de l’Insertion professionnelle des jeunes, a donné lieu à des interventions percutantes des édiles parlementaires. Tunis-Le Quotidien Transgressant les tabous, les députés n’ont pas manqué hier de mettre le doigt sur les diverses tares du secteur de la santé publique. Le député Mohamed Hédi Oueslati (RCD) s’est enquis des préparatifs du ministère de la Santé publique pour l’entrée en vigueur de la loi relative à la réforme de l’assurance-maladie prévue pour juillet 2005. Sur ce même point, le député Salah Toumi (RCD) s’est interrogé sur le programme de mise à niveau des hôpitaux publics nécessaire à l’aboutissement à un équilibre entre les secteurs public et privé. Quant au député Mohamed Dami (RCD), il s’est interrogé sur les raisons de la stagnation du taux de contribution des employeurs et des travailleurs en matière de financement du nouveau régime de l’assurance-maladie dans les limites de 6,75%. Le député Hichem Hajji (PUP) a appelé, en outre, à plus de rigueur en matière de contrôle des tarifs des cliniques privées et des dépôts de médicaments ainsi qu’à lutter contre l’encombrement dans les hôpitaux par le biais de la mise en place de nouveaux établissements sanitaires. La députée Moufida Ebdelli (UDU) s’est interrogée sur la stratégie du ministère en matière de généralisation de la médecine spécialisée au niveau des hôpitaux régionaux. Le député Mongi Khammassi (PSL) a affirmé que le nombre des personnes atteintes du virus du Sida pourrait dépasser les cas répertoriés d’autant plus que la libéralisation des mœurs et l’augmentation du nombre des chaînes satellitaires à caractère érotique et pornographique dopent cette maladie fatale. D’autres intervenants se sont enquis des raisons de la montée en flèche des dépenses relatives aux accidents de travail et aux maladies professionnelles et appelé à lutter contre la violence à l’encontre du cadre médical et paramédical ainsi qu’à l’atténuation de la propagation de l’activité privée complémentaire. * Assurance-chômage Chapitre emploi, le député Farhat Bayoudh (RCD) a fait remarquer que l’emploi semble devenir de plus en plus précaire en raison du recours excessif aux contrats de travail de courte durée en indiquant qu’il est nécessaire d’identifier les catégories sociales et les régions les plus affectées par le chômage. Le député Ahmed Inoubli (UDU) a également affirmé que le chômage constitue souvent un facteur d’apparition de la délinquance et de l’extrémisme en appelant à créer une caisse d’assurance-chômage. Le député Mohamed Ben Yahia (RCD) a souligné que certains investisseurs étrangers ferment boutique et plient bagages laissant des centaines de travailleurs dans une situation peu envieuse. Ce député a également proposé au ministère de tutelle de demander des garanties financières aux investisseurs privés en guise de cautionnement et appelé à la révision du code de travail. Le député Ameur B’nouni (RCD) s’est par ailleurs enquis de la position du ministère vis-à-vis du travail après l’âge de la retraite. D’autres intervenants ont appelé à la création d’un fonds de soutien aux travailleurs licenciés, à alléger les charges sociales et fiscales imposées aux jeunes promoteurs et à lutter contre la propagation de la sous-traitance et les méthodes fragiles de recrutement au cours du 6ème round des négociations sociales * Protection et accompagnement D'autre part, le député Abdelmalek Laâbidi (UDU) a appelé à rendre la décision présidentielle relative au travail de la femme à mi-temps obligatoire afin que les mères s’occupent mieux de leur progéniture, d’autant plus que les statistiques révèlent que 70% des enfants menacés sont issus de familles à revenus modestes. Le député Hafedh Sahbani (RCD) a indiqué que les médias devraient contribuer à la diffusion des bonnes méthodes pédagogiques d’éducation des enfants afin d’atténuer la propagation de la délinquance juvénile. Le député Mounir Ayadi (PUP) a également appelé à consolider le rôle des centres de défense et d’intégration sociale en notant que certains consulats et ambassades ne s’occupent pas comme il se doit des Tunisiens à l’étranger. Le député Abdelhamid Ben Mosbah a appelé, dans ce même contexte, à mieux protéger la communauté tunisienne à l’étranger contre le danger de l’extrémisme, la délinquance et l’échec scolaire. Walid KHEFIFI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com