Ex-otages Français : Le mystère d’une libération





Le Quotidien-Agences La polémique se poursuivait hier en France sur les moyens employés pour libérer les deux otages français en Irak, revendiqués par le gouvernement et contestés par un député de la majorité, Didier Julia, qui avait mené une mission parallèle. Les deux journalistes ont été libérés mardi à l’issue de quatre mois de détention grâce aux efforts conjugués de la diplomatie française et des seuls services secrets français, selon la version officielle, sans avoir recours à Didier Julia qui a de nombreux contacts en Irak et en Syrie. Selon un membre de son équipe, Philippe Evano, les services secrets ont utilisé les contacts du député UMP pour aboutir à la libération de Christian Chesnot et Georges Malbrunot, otages de l’armée islamique en Irak. Dans un entretien au quotidien populaire Le Parisien, hier, Philippe Evano affirme que «sous pression, la DGSF (services secrets) a fini par mettre le paquet ces six dernières semaines et elle a utilisé nos contacts». Le bras droit de Didier Julia affirme par ailleurs que le ministre des Affaires étrangères, Michel Barnier, «à deux reprises au moins, a fait capoter des négociations prêtes à aboutir». «Une première fois, assure-t-il, entre le 20 et le 25 août (soit la première semaine de détention des deux journalistes français,en refusant d’envoyer une voiture officielle de notre ambassade à Bagdad, comme l’exigeaient les ravisseurs». «Une deuxième fois, en septembre, en proposant une somme d’argent contre les otages, ce qui a braqué les ravisseurs. Tout cela nous pouvons le démontrer», déclare encore Evano.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com