Finale Coupe de Tunisie 2003-2004 : Le C.S.S. grâce à son audace et sa jeunesse





E.S.T. - C.S.S. (0 - 2) Les Sfaxiens au finish Cette finale ne laissera pas des souvenirs impérissables tellement elle était insipide et sans relief. Elle n’a valu que par la seconde prolongation quand le C.S.Sfaxien a “assommé” une Espérance à plat physiquement et mentalement et par ce second but d’anthologie marqué par Essafi. Un sacre amplement mérité pour des Noir et Blanc qui ont cru en leurs chances jusqu’au bout. Dans une ambiance chaude et colorée au milieu de ce joyau qu’est le stade de Radès, la finale de la Coupe de Tunisie a été entamée tambour battant par deux équipes, décidées, chacune à sa manière, à aller au bout de ses intentions. La formation espérantiste a enregistré la rentrée de Souayah à l’entre-jeu et de Bouabdellah en première ligne aux côtés de Zitouni. Le C.S.Sfaxien lui, privé des services de Abdi et Kadri, suspendus, a aligné Ben Amor dans l’axe de la défense et Brahima Ba en attaque avec Guemamdia. Dès la 3’ l’Espérance annonça la couleur par Zitouni mais le tir de ce dernier a été contré in extremis. Usant du pressing au milieu du terrain, l’équipe sang et or cherchait à passer par les ailes en phase offensive, alors que le groupe noir et blanc comptait sur le jeu court et rapide pour passer d’une phase à l’autre. A la 11’ Nafti se faufila sur la gauche mais rata son centrage malgré sa position très favorable. Comme quoi les débats restaient ouverts et disputés même si la manœuvre sang et or semblait plus posée. Il était évident que les camarades de Badra cherchaient à prendre vite l’avantage alors que les Sfaxiens ne voulaient prendre aucun risque et comptaient surtout sur les contres pour surprendre leurs vis-à-vis. A la 24’ Junior des vingt mètres tenta sa chance mais le cuir passa à côté de la cage de Tizié. Au fil des minutes, l’ascendant sang et or est plus net mais les occasions de but sont assez rares vu la vigilance de l’arrière-garde adverse. Dans le troisième quart d’heure, les camarades de Boujelbène deviennent plus menaçants, car ils se sont décidés à développer leur jeu alerte. Ils arrivèrent même à inquiéter sérieusement la défense espérantiste où Triki ne semblait pas à son aise: Junior a tiré à côté à la 45’ puis Guemamdia, seul devant Tizié, provoque un contact avec le gardien sang et or, mais l’arbitre tout près de l’action ne décrète pas le penalty. Lui, qui a omis de lever le carton rouge à la 2’ au défenseur sfaxien Ben Amor qui a commis une faute en tant que dernier défenseur. A la 45’+2’ un coup franc sur la droite n’est pas bien exploité par Souayah. La Coupe n’a pas encore choisi entre les deux prétendants. * Jeu haché et lenteur dans la manœuvre Après les citrons, le jeu a repris avec la même envie des deux côtés d’aller de l’avant mais la manœuvre n’était pas assez fluide, pour mettre les attaquants dans des conditions idéales ou pour réserver au public de grands moments d’émotion. A la 56’ un corner de Souayah est mal négocié par la défense sfaxienne mais Chaâbani monté au créneau ne l’exploite pas en reprenant le cuir de la tête à côté. Devant la passivité relative de l’entrejeu espérantiste, les Noir et Blanc repartent à l’attaque sans réussite non plus et l’attente du public se fait longue. Les débats tombent même par moments dans l’anonymat tellement la manœuvre est lente et la créativité absente. Il a fallu attendre la 68’ pour voir Bouabdellah de la tête reprendre le cuir sur le poteau de la cage de Jaouachi qui a raté sa sortie. Il ne restait à l’Espérance que les balles arrêtées pour inquiéter la défense adverse, et encore ! Les Melki, Souayah et Clayton, n’étaient pas aussi dans un bon jour pour réussir leurs tentatives. Les Sfaxiens, eux, grâce à leur enthousiasme continuaient à entretenir l’espoir de remporter la mise. A la 85’ un cafouillage devant la cage sang et or n’a pas été exploité par Boujelbène puis Essefi et reflétait bien la maladresse des attaquants. Dès lors les prolongations étaient devenues inévitables. * Enthousiasme et fraîcheur des Sfaxiens Un peu comme lors des deux premières périodes, c’est l’Espérance qui se montre plus entreprenante mais, quelque peu esseulés, Zitouni et Bouabdellah éprouvaient des difficultés à s’imposer devant une défense bien placée. Nullement impressionnés, les Sfaxiens repartaient à l’attaque et Pape Malik, d’un tir puissant sollicita Tizié, toujours imperturbable. Dans le dernier quart d’heure une balle perdue au centre de la défense sang et or est reprise par Gemamdia. Le cuir contré par Clayton prit à contre-pied Tizié et alla mourir dans les filets (111’). C’était le délire dans les gradins sfaxiens. Le bonheur des Noirs et Blancs ne s’arrêtait pas là car Essefi allait réussir un but d’anthologie tout de suite après, suite à un slalom et à un lob qui trompa Tizié. La fraîcheur et l’enthousiasme des Sfaxiens ont eu raison d’une Espérance “à plat” physiquement et mentalement. * Formations - Espérance : Tizié, Triki, Clayton, Badra, Chaâbani, Mnari, Zaïem (Ouji), Melki (Jomaâ), Souayah, Bouabdellah, Zitouni. - C.S. Sfaxien : Jaouachi, Gharbi, Haj Messaoud, Ben Amor, Bergaoui (Mrabet 43’), Junior, Boujelbène, Pape Malik, Nafti, Brahima (Essefi 75’) (Daâssi 118’), Gemamdia. Jamel BELHASSEN


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com