Coupe de Tunisie/ Le jeu et les joueurs





Les contres sfaxiens ont fusé au bon moment Comme il fallait s’y attendre, les deux équipes ont abordé le match sans prendre trop de risques. Malgré un schéma tactique semblable des deux côtés (4-4-2), la manière d’évoluer était différente, surtout en phase offensive. Côté Espérance, c’est le côté droit qui a été le plus sollicité.. Melki, Souayah et Triki se sont même parfois gênés sur ce couloir et ça se voyait davantage lorsque Bouabdallah, échappant au marquage, se trouvait dans quelques situations sur ce même côté. Souayah qui devait évoluer juste derrière les deux attaquants a évolué beaucoup plus sur les flancs et n’a pas eu les opportunités pour servir comme il se doit ses coéquipiers d’attaque. Sur le côté gauche, Clayton et Zaïem étaient beaucoup plus à l’aise et ont profité des espaces pour percer et créer le danger, mais ils n’ont pas été suffisamment soutenus, surtout en première période. Zitouni et Bouabdallah ont beaucoup bougé, mais ils n’ont pas été mis dans de bonnes conditions pour surprendre l’adversaire et le milieu sang et or s’est trop dépensé sur les flancs et a manqué de percer par le centre. Du côté du C.S.S., l’équipe a évolué avec une rapide montée de ballon basée sur les passes courtes et les dédoublements. Les latéraux ont très peu contribué au jeu offensif, mais le milieu de terrain s’y investissait totalement avec Boujelbène, Bargaoui et Junior toujours au four et au moulin. C’est devant que ça allait moins bien puisque seul Ba a été très actif alors que Guémamdia a été assez statique et a même cafouillé lorsqu’il avait hésité de la meilleure occasion de but en première mi-temps. A la reprise, on a constaté des changements des deux côtés. Les Sang et Or commencèrent à varier leur jeu en attaque et Souayah s’est repositionné au centre. Du coup, la manœuvre est devenue plus incisive et efficace. En face, la sortie de Bargaoui a contraint Decastel à faire quelques réglages. Mrabet s’est soucié de la récupération alors que Boujelbène a avancé d’un cran pour animer le flanc droit. L’Espérance donnait l’impression de dominer l’entrejeu, mais évitait toujours de prendre des risques face à un adversaire qui baissait pied sans perdre de son agressivité. Au cours des prolongations, le jeu en contre des Sfaxiens a été déterminant face au repli très lent des Espérantistes. Decastel a vu juste en optant pour cette solution alors que Andrey a semblé très hésitant à trouver d’autres formules en attaque et à l’entrejeu. * Défense Les deux lignes défensives ont montré une bonne agressivité et ont généralement pris le dessus sur les attaquants. Ben Amor s’est souvent imposé devant Zitouni alors que Chaâbani arrivait à maîtriser Guemamdia. C'est l'apport offensif qui a fait défaut, surtout du côté sfaxien, mais il fallait se plier aux consignes des deux entraîneurs qui préféraient prendre des précautions supplémentaires. En seconde prolongation, c’est l’arrière-garde espérantiste qui a étrangement flanché au moment où leur équipe ne semblait pourtant pas en danger. * Milieu L’entrejeu était garni des deux côtés, mais c'est le milieu espérantiste qui a souvent pris le dessus, surtout lors de la seconde moitié du match. La sortie de Bargaoui a quelque peu perturbé le C.S.S qui a tardé à retrouver son équilibre d’autant que Nafti, le playmaker sfaxien, ne s’est pas montré très clairvoyant, et a physiquement accusé le coup. Côté sang et or, Zaïem a été le plus en vue alors que Souayah s’est contenté de longues transversales qui n’ont rien apporté. * Attaque Faute de soutien, les attaquants ont eu, la plupart du temps, à se débrouiller dans des conditions peu favorables. Zitouni et Bouabdellah ont fait de leur mieux alors qu’en face, Guemamdia n’a pas eu son rayonnement habituel malgré le but signé avec l’aide de...Clayton. C’est Essafi qui s’est mis en évidence en profitant d’un contre. Son but est venu récompenser l’équipe qui y a beaucoup plus cru. Kamel ZAIEM


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com