Fréquentations : Filles et garçons se méfient





Afin d’éviter les problèmes qui peuvent leur tomber sur la tête, les garçons se méfient davantage. Ils savent désormais que les fréquentations sont importantes et qu’il faut par conséquent faire attention. Tunis-Le Quotidien Tous, on a un jour entendu le père ou la mère sortir ce fameux “dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es”. A tous les âges et aux différents stades de la vie, la question de la fréquentation se pose. La plupart des gens pensent que cette relation ne doit pas se faire n’importe comment et que le choix des amis doit s'effectuer selon des critères. Mais ces jeunes personnes qui sont encore au lycée, comment choisissent-elles leurs vis-à-vis? Et que pensent-elles des fréquentations? “Normal”. C’est la première réponse de Atef Laâbidi. Il a 22 ans et il est au bac. “Je suis de bonne foi”, ajoute-t-il. Ce qui signifie que cela ne risque pas de lui créer des ennemis. Sinon, dans son lycée, il choisit “des garçons ayant la même mentalité que lui, “propres” et surtout pas vieux jeu”. Côté filles “je les déteste” avoue notre interlocuteur. Il n’en veut plus. Et pour cause: “La majorité des filles sont tout de suite attirées par les belles bagnoles qui passent sans aucun égard pour la personne qui les accompagne”. Mais les fréquentations sont importantes dans la vie de la personne. Car l’influence est telle qu’elle peut avoir de sérieux effets sur ces jeunes lycéens. Kaïs Kalboussi, 19 ans, en a fait l’expérience. Il a connu un temps où il rentrait tard, multipliait les soirées aux dépens de ses études. “Je suis même entré en conflit avec mes parents”. Maintenant, ce n’est plus la même chose. Kaïs se contente actuellement de deux ou trois amis avec qui il reste dans son quartier. “Au lycée aussi, je ne dépasse pas mon petit groupe très restreint que je connais assez pour savoir à qui j’ai affaire”. En revanche, il n’a plus d’amies filles. “J’en fréquentais avant mais plus aujourd’hui”. Kaïs ne donne pas de raisons pour ce changement. Nizar Belhaj ne veut pas non plus avoir beaucoup d’amis. Il a 20 ans et il pense que le fait d’en avoir beaucoup “ne sert absolument à rien”. L’essentiel c’est que ceux qu’il choisit soient “sérieux dans leurs études et surtout pas des adeptes de l’école buissonnière exagérée”. Ce candidat au bac a eu un jour des ennuis à cause des copains du quartier. “Je me suis retrouvé au poste de police parce qu’ils ont tous déguerpi sans rien m’expliquer”. Depuis, “je fais attention et je suis plus conscient”. Pour Nizar Noômane, 20 ans aussi, il faut que son ami soit “sage” et qu’il y ait une compréhension mutuelle. Ce qui lui a fait éviter les problèmes, c’est le fait qu’il “n’a pas trop de fréquentations” qu’il est “sélectif”. M.K.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com