«El-Hamra» : Du théâtre bon marché !





A cheval entre le Centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales et le Théâtre El Hamra, Ezzeddine Gannoun ne laisse rien au hasard. C’est autour des projets de ces deux «organismes» théâtraux qu’il a articulé sa rencontre avec la presse «J’espère que nos rencontres seront semestrielles et qu’à chaque fois, nous essayerons ensemble de soulever un problème relatif à la création théâtrale», souligne Ezzeddine Gannoun, le directeur du Théâtre El Hamra et du Centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales. Créé en mars 2001 suite à des réunions avec des créateurs de la scène théâtrale arabe et africaine, ce centre est venu pour répondre à des besoins vitaux pour la survie du 4ème art. «Nous avons constaté que parmi les handicaps qui touchent au fond notre secteur est le manque de formation et que même les quelques expériences qui existent sont restées prisonnières d’un seul modèle. Au début, nous avons commencé par la formation de l’acteur mais nous nous sommes rendus compte de l’obligation d’élargir notre champ d’action et d’assurer une formation dans les métiers de la scène tel que la dramaturgie, la scénographie, l’éclairage», déclare-t-il. D’ailleurs dans cet esprit d’amélioration «des conditions de vie» du théâtre, le centre arabo-africain de formation et de recherches théâtrales organisera les 2, 3 et 4 décembre un atelier de formation dans la gestion de l’entreprise culturelle. Vingt-cinq responsables de structures et projets culturels de l’Afrique (Cameroun, Niger, Burkina Faso, Sénégal), du Moyen-Orient (Egypte, Liban, Palestine, Irak) et des pays du Maghreb prendront part dans les travaux de cet atelier. Cette formation touchera la direction des projets culturels, le partenariat et le financement de la culture de la communication et la promotion culturelle et elle sera assurée en trois langues : l’arabe, le français et l’anglais. Pour le Théâtre El Hamra qui vient de «se relooker» au bonheur de ses spectateurs, il abritera des cycles de représentation théâtrale, des projections mensuelles des chefs-d’œuvre du cinéma universel et des concerts. «C’est un défi pour ceux qui ne cessent de déclarer ici et là qu’on manque d’espaces», précise cet artiste qui rêve de lancer un projet de taille . «Pour l’année 2005, je veux lancer le 2ème degré de la 2ème promotion des jeunes acteurs arabes et je veux par la même occasion organiser des petits ateliers pour la scénographie, le maquillage, la dramaturgie… et même pour la critique. C’est un rêve, je suis actuellement à la recherche des fonds pour que ce projet voie le jour», annonce Ezzeddine Gannoun qui se prête à lancer parallèlement à toutes ses activités, sa nouvelle production théâtrale nationale qui sera prête vers le mois d’avril. Imen Abderrahmani


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com