Chirac achève une visite de 24 heures en Libye : Etablir un «vrai partenariat»





• Le développement du nucléaire civil libyen «pas d’actualité» Le Président français Jacques Chirac a achevé hier sa première visite officielle en Libye au terme de laquelle il a indiqué vouloir établir un "vrai partenariat" politique et économique avec Tripoli. Il a toutefois refusé un partenariat nucléaire indiquant que cela n’était pas d’actualité. Le Quotidien - Agences "Toutes les conditions sont désormais réunies pour ouvrir un nouveau chapitre dans les relations entre la Libye et la France", s'est félicité Chirac lors d'une conférence de presse, à l'issue de cette visite de 24 heures à Tripoli. Lors de ce premier déplacement officiel d'un président français depuis l'indépendance de la Libye en 1951, Jacques Chirac a été reçu "en ami" par le numéro un libyen Mouammar Kadhafi, selon l'Elysée, en dépit de relations personnelles qui n'ont jamais été très chaleureuses. Cette visite en Libye manifeste la volonté de la France de "tourner la page d'un passé qui a laissé des souvenirs douloureux", a dit Chirac en référence à l'attentat contre un DC-10 d'UTA qui avait fait 170 morts en 1989. Paris et Tripoli ont convenu de mettre en œuvre un dialogue politique, avec des réunions régulières, et surtout de développer "un partenariat économique qui passe par le renforcement de la présence des entreprises françaises" en Libye, a souligné Chirac. Lors d'une table ronde hier matin avec la vingtaine de chefs d'entreprise qui l'ont accompagné à Tripoli, il les a encouragés à être plus présents en Libye, un pays riche en pétrole, afin de profiter de l'ouverture de ce pays après la levée des sanctions internationales, a rapporté l'Elysée. * Non au nucléaire En réponse aux demandes libyennes de transferts de haute technologie, la France s'est dite "ouverte", à la condition que cela se fasse dans le respect des contrôles internationaux. Interrogé sur le nucléaire civil libyen, Chirac a affirmé que "cela peut être naturellement une ambition de la Libye" mais que cela n'était "pas d'actualité aujourd'hui". Il a souligné que "la France, comme les autres pays nucléaires, est soumise à des contraintes qui sont celles de l'AIEA et qui indiquent dans quelles conditions on peut faire des transferts technologiques nécessaires au développement du nucléaire civil". Mais le caractère africain de la Jamahiriya libyenne risque de contrarier les projets de partenariat politique avec la Libye, comme l'ont montré ses sévères critiques contre la présence militaire française en Côte d'Ivoire ou ses réticences à rejoindre le processus euro-méditerranéen de Barcelone. Chirac a quitté Tripoli jeudi à la mi-journée pour se rendre à Ouagadougou, au dixième sommet de la Francophonie qui devait être dominé par la crise en Côte d'Ivoire.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com