Jeunes créateurs d’entreprises : Le financement et l’encadrement, principaux obstacles





Les outils de financement des nouveaux projets et les procédures administratives à suivre constituent encore une source d’inquiétude pour les étudiants porteurs de projets qui souffrent également d’un manque d’encadrement. Tunis - Le Quotidien A l’initiative de la Mutuelle nationale des étudiants tunisiens, (MNET), le Centre culturel et économique de la ville de Tunis a abrité, hier, une rencontre ayant pour thème “le travail indépendant et la création d’entreprise”. L’objectif de cette rencontre était d’exposer et de promouvoir les différentes mesures prises en vue d’encourager l’initiative individuelle et la création d’entreprises privées. Cette manifestation a été une réelle opportunité de débat entre les étudiants porteurs de projets d’une part,et les représentants des organismes en question de l’autre. Les problèmes de financement et d’encadrement et l’assistance, en effet, étaient les questions les plus évoquées dans cette rencontre. La majorité des porteurs de projets interrogés par Le Quotidien ont insisté sur la question du financement qui constitue pour eux un point obscur, notamment en ce qui concerne la procédure administrative et les outils de financement des entreprises. Dans ce contexte, Salwa, étudiante en sciences de l’information et désirant lancer avec un groupe de collègues un projet de radio féminine, nous a précisé que le financement constitue le premier obstacle qui empêche la concrétisation de son projet surtout qu’elle n’a pas eu un encadrement en la matière et qu’elle n’a même pas une information complète sur les outils de financement de ce type de projet. Et d’ajouter qu’il y a aussi un manque d’encadrement pour les jeunes notamment en matière d’étude de marché qui constitue la base de chaque projet. Dans ce même ordre d’idées, Wassila Ben Kraïem, étudiante en documentation, confie qu’il y a un certain manque de confiance entre les jeunes promoteurs et les organismes de financement qui éprouvent encore des craintes quant à la réussite des nouveaux projets. Adel Hidri, organisateur de la manifestation, nous a expliqué que l’université doit fournir un peu plus d’efforts pour mieux encadrer les étudiants et les porteurs de projets, notamment en ce qui concerne les créneaux porteurs. Outre le financement et l’encadrement, notre interlocuteur évoque également la question de l’étude du marché puisque, selon lui, la majorité des jeunes promoteurs n’ont pas essayé de conquérir les créneaux innovants et porteurs à l’instar des NTIC. Il y a lieu de souligner qu’en marge de cette rencontre, deux accords de partenariat ont été signés entre la MNET et l’Agence nationale de l’emploi et du travail indépendant d’une part, et entre la MNET et la Banque tunisienne de solidarité de l’autre. Mohamed ZGHAL


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com