A.S.M. – C.A. (1-2) : Le potentiel humain a fait la différence





Amputé des services de quelques éléments de base, l’Avenir n’avait pas les moyens de faire mieux. En face, le C.A a donné à voir un ensemble rigoureusement organisé mordant dans le ballon à pleines dents et au sein duquel chaque joueur connaissait par cœur son rôle. Acculée par la force des choses à se déployer en 4-5-1, l’équipe du Saf-Saf a énormément manqué d’agressivité en attaque. Le coach marsois, qui ne disposait pas d’un latéral gauche de métier (Boussif), ni même de fortune (Rouatbi) était contraint de titulariser Kaddèche à ce poste. Ce dernier, un défenseur central, a le plus souvent, déserté son poste, se déportant instinctivement vers le centre, si bien que sur le centrage de Zaâlani ayant amené le premier but, il a manqué d’agressivité et sur le deuxième but il a péché par une flagrante erreur de positionnement. Question de réflexes et de conditionnement, l’excellent Kaddèche (quand il opère dans l’axe) n’est pas trop à blâmer. De plus, le flanc droit a été, à son tour, frappé d’atrophie après quelque 25’ de jeu, suite à la blessure de Ghazouani. Celui-ci, dur sur l’homme en défense et très actif en phase de redéploiement offensif, a terriblement manqué à son équipe. Il a été suppléé par Hammami, qui jouait jusque-là à l'entre-jeu. Très court physiquement, puisque revenant à peine d’une indisponibilité de trois semaines environ, Hammami était assez effacé. L'entre-jeu, composé de Bouguerra, Hammami (puis Junior Gaye), Ben Mehrez, Mouihbi et Khémila, fut incapable de prendre le jeu à son compte. L’inexpérience de Ben Mehrez le défaut d’imagination de Mouihbi et surtout son manque de percussion en phase offensive, ainsi que la méforme totale de Khémila (il se remettait à peine de blessure), l’habituel régisseur de l’équipe, ont grandement pénalisé le rendement collectif. Assez esseulé en attaque, Chettaoui, dont le potentiel et technique semble assez léger, était complètement perdu dans les méandres défensifs clubistes. C’est dire qu’il y eut trop de facteurs préjudiciables en même temps, ne constituant nullement des faux-fuyants, qui ont considérablement bémolisé le jeu marsois. Le C.A, de son côté, s’est bien ressaisi, après sa déconvenue en Coupe arabe. Outre le côté mental, visiblement bien cimenté, les Clubistes ont affiché une belle tenue d’ensemble. La touche Maâloul, même s’il est encore tôt d’en parler ainsi, commence à transparaître. Dans cet ordre d’idées, il y a lieu de faire allusion au rôle de Mouelhi. Jouant comme milieu axial, poste qu’il n’a pas occupé depuis belle lurette, il s’est exprimé plus en rapport avec ses réelles potentialités. Pour le reste, les solutions existent à profusion, comme le remplacement de Marzouki par Guizani dans l’axe défensif ou celui de ce dernier par Touré qui a cédé sa place dans l’entre-jeu à Ouertani. Le flanc gauche est, lui aussi, pourvu d’éléments de valeur. Cette fois-ci, ce fut au tour de Toujani d’être titularisé. L’articulation en 4-3-1-2 était bien huilée avec un Traoré à l’aise derrière les deux attaquants de pointe, Selliti et Missaoui. Maâloul (au cas où il prolongeait son bail au-delà des deux mois annoncés) peut bâtir l’avenir à loisir. Wahid SMAOUI ________________ Leurs Impressions * Ali Selmi (Entr. A.S.M.) : «Malgré tout, mon équipe a livré un match honnête, malgré les diverses défaillances. La sortie de Ghazouani, la petite forme de Khémila, le manque d’expérience de Ben Mehrez ont quelque peu affaibli le rendement collectif. La différence a été faite au niveau de l’engagement des joueurs du C.A., un ensemble pétri d’individualités de valeur, ce qui fait défaut à l’A.S.M., qui n’a pas les moyens de recruter des joueurs pouvant donner le plus escompté, sitôt enrôlés». ________________ * Nabil Maâloul (Entr. C.A.): «Ce qui me rassure le plus, c’est le nouvel état d’esprit des joueurs. Ces derniers se donnent désormais à fond, aussi bien dans les entraînements qu’au cours des rencontres. Je suis confiant en l’avenir et vous verrez sous peu le vrai visage du C.A. A ce propos, je ne peux que rendre hommage à mon prédécesseur, Henri Stambouli. Les réglages auxquels j’ai procédé sont d’abord d’ordre psychologique. Le côté tactique se peaufine au fil des jours. Concernant le remplacement d’Adjeï à la mi-temps, je rappelle qu’il a été fait sur la demande expresse du gardien ghanéen, très affecté après la bourde qu’il a commise». Propos recueillis par W.S.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com