Relations syro-palestiniennes : Le degel ?





La Direction palestinienne se rendra le 6 décembre en Syrie, pour la première visite du genre depuis 1996, témoignant de la volonté des deux parties d'une amorce d'un rapprochement après des années de tensions. Le Quotidien-Agences Mahmoud Abbas, qui a succédé à Yasser Arafat à la tête de l'OLP, a annoncé hier depuis Amman qu'il se rendrait le 6 décembre en Syrie avec le Premier ministre Ahmed Qoreï et le président de l'Autorité palestinienne par intérim Rawhi Fattouh pour des pourparlers avec les dirigeants syriens. "Nous serons en Syrie le 6 décembre", a-t-il dit aux journalistes après des entretiens avec le Premier ministre jordanien Fayçal Al-Fayez qui ont porté sur la prochaine élection d'un président de l'Autorité palestinienne le 9 janvier. Avant Amman, Abbas, Qoreï et Fattouh s'étaient rendus au Caire, première étape de la première tournée à l'étranger des dirigeants palestiniens depuis le décès de Yasser Arafat le 11 novembre. Le 25 novembre, le chargé d'affaires de la représentation palestinienne à Amman, Atallah Khaïri, avait indiqué que les trois hommes se rendraient début décembre à Damas en réponse à une invitation officielle du président syrien Bachar Al-Assad. Il s'agira de la première visite en Syrie d'une délégation palestinienne de ce niveau depuis 1996, date à laquelle Yasser Arafat s'y était rendu, mais sa rencontre avec le président Hafez al-Assad, décédé en 2000, n'avait pas permis un dégel. En octobre, le ministre des Affaires étrangères palestinien Nabil Chaath avait effectué une rare visite à Damas d'un membre dirigeant de l'Autorité palestinienne. "Si la visite (d'Abbas) réussit, elle ouvrira une fenêtre pour le processus de paix. Ce qui est important n'est pas l'ordre du jour des pourparlers, mais de réconcilier les deux parties", a déclaré l'ancien Premier ministre jordanien Taher Al-Masri. Les relations entre la Syrie et l'Autorité palestinienne se sont améliorées ces derniers temps et Damas avait exprimé en 2003 son soutien à Yasser Arafat face aux menaces israéliennes de l'expulser, alors qu'il était bloqué dans son QG de Ramallah en Cisjordanie. Ces relations avaient été pratiquement rompues après la conclusion en 1993 des accords israélo-palestiniens d'Oslo sur l'autonomie palestinienne, la Syrie ayant dénoncé ces accords "séparés" qui ont affaibli, selon elle, les négociateurs arabes face à Israël.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com