Mongi Ben Hafsia au «Quotidien» : «Nous avons de grands comédiens, mais…»





Il y a un bon bout de temps qu’on n’a pas vu Mongi Ben Hafsia sur le petit écran. C’est dans le nouveau sitcom “Jari ya Hamouda”, diffusé sur T7, qu’il refait signe de vie. Quant aux planches, il est toujours prêt à se donner à fond. Sa vie privée et sa carrière professionnelle sont au menu de cette interview. Votre vie privée et votre carrière professionnelle, deux chemins qui se sont croisés déterminant le destin de Mongi Ben Hafsia, l’acteur et l’être humain. Comment avez-vous pu gérer cette situation? - Vivre dans une famille artistique est un plaisir continu, illimité. Personnellement, je considère tous les artistes ma famille. La notion de famille dépasse pour moi ma femme et ma fille pour englober tous les acteurs culturels. Pour ma petite famille, notre foyer est aussi un coin de réflexion sur les projets artistiques que nous recevons mais aussi pour débattre des problèmes et des nouveautés de la vie culturelle nationale et internationale. Naïma et Oumeïma sont ma vie; je ne vois pas pourquoi les gens trouvent la vie d’un couple artistique difficile. Comme toutes les familles, il y a des hauts et des bas! Mongi Ben hafsia est quasi absent de la télévision, pourquoi? J’adore le théâtre, c’est mon grand amour! Pour la télévision, les productions sont rares et je peux défier n’importe quel comédien qui déclare qu’il fait le choix de ses rôles. C’est le scénariste et le réalisateur qui choisissent les artistes, ce n’est pas une prise de position mais la conjoncture qui est un peu difficile. Nous avons de grands techniciens et comédiens qui sont sollicités à l’étranger mais malheureusement, nous n’avons pas pu avancer. A mon avis, il faut que le privé entre en action. Les hommes d’affaires doivent mettre la main à la pâte pour sauver le secteur. D’ailleurs, je me demande pourquoi ce retrait, surtout que l’Etat encourage les businessmen à s’investir dans le domaine culturel. Le succès de Naïma n’excite-t-il pas la jalousie de Mongi? - Non, jamais. Au contraire, je considère le succès de Naïma comme un succès personnel. Je vis doublement la peur de Naïma quand elle passe dans un feuilleton. La réussite de Naïma et Oumeïma est la réussite de toute la famille. Vous ne voyez pas que vous êtes enfermés dans un seul genre, celui du comédien qui fait rire et qui amuse? Ce sont les rôles que les metteurs en scène et les réalisateurs m’ont proposés. Dans quelques jours, vous allez me voir dans un autre rôle; c’est dans “Al Mahzala Al Baydha” (La mascarade blanche) que vous allez me redécouvrir. Mis en scène par le talentueux réalisateur Mohsen Ben Abdallah, je campe dans cette pièce le rôle d’un prêtre qui essaye d’adapter la religion à ses intérêts. C’est dans le carde de la Troupe de la Ville de Tunis que je présente ce rôle en langue arabe et j’espère que la réussite sera au rendez-vous. Propos recueillis par Imen ABDERRAHMANI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com