Face à la montée de la Résistance sunnite : Allaoui fait marche arrière





Les élections irakiennes s’étaleront sur plus de deux semaines. C’est la formule que vient d’envisager le Premier ministre Allaoui pour faire face aux «violences» et ce au moment où on apprend le décès du millième soldat US. Le Quotidien-Agences Conscient des difficultés sur le terrain, le Premier ministre irakien Iyad Allaoui a indiqué envisager l'étalement des élections sur "15 ou 20 jours", selon les provinces, dans un entretien publié hier dans le quotidien belge Le Soir. "Tout le monde — chiites, sunnites, chrétiens, kurdes, turkmènes — devrait pouvoir prendre part au vote. Pour cela, je pense qu'on peut envisager des élections étalées sur 15 jours, ou 20 jours, avec des votes étalés à des dates différentes selon les provinces", a affirmé Allaoui. Interrogé spécifiquement pour savoir s'il s'agissait bien d'avoir des élections à des dates différentes selon les provinces, Allaoui a répondu: "Exactement". "Actuellement, nous estimons que 14 ou 15 des 18 provinces de l'Irak sont calmes", a souligné le Premier ministre, en parlant à l'inverse d'une situation "mauvaise" sur le plan de la sécurité à Mossoul (nord), dans la province d'Al-Anbar, dans de petites parties de Bagdad et dans une partie de la province de Diyala. Le président américain George W. Bush a de nouveau affirmé lundi qu'il souhaitait que le scrutin se tienne comme prévu. Pour Allaoui, "la date du 30 janvier est fixée. Les gens peuvent exprimer leur opinion, et c'est important. Mais les élections auront lieu", a-t-il insisté en soulignant en outre qu'elles représenteront le "commencement du processus démocratique, pas sa fin". Le Premier ministre a aussi assuré que "les observateurs étrangers auront accès à l'ensemble du processus électoral" afin de garantir des élections "libres et honnêtes". Ces propos interviennent au moment où la violence reste toujours élevée dans toute la région sunnite autour de Bagdad, de la province d'Al-Anbar au "triangle de la mort", au sud de la capitale. hier, à Mossoul, deux églises, l’une chaldienne, l’une des plus grands de cette ville , et l’autre arménienne ont subi, deux attaques simultanément menées par des hommes armés qui ont plastiqué le bâtiment. A Youssoufiyah, ville emblématique de cette zone infestée de combattants, le processus électoral peine à démarrer, illustrant les difficultés d'organiser la consultation. Le centre électoral de la localité n'a reçu pour le moment aucune liste d'émargement et les soldats américains se demandent comment sécuriser le lieu sans effrayer les électeurs. Les électeurs sont venus s'enregistrer à travers le pays dans les centaines de centres où les familles irakiennes ont l'habitude de chercher leurs rations mensuelles de nourriture. Mais ce processus a été retardé dans ce secteur hors-la-loi jusqu'à ce que les Marines établissent des positions fixes dans les agglomérations du "triangle de la mort". Toutefois, deux partis sunnites irakiens ont annoncé hier leur participation aux élections même si leur demande de report du scrutin était rejetée.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com