Le Quatuor Terpsycordes et Cédric Pescia : Des archets et un piano





La Suisse sera représentée ce soir à l’Octobre musical par un quatuor d’archets et un pianiste. Ils sont d’origine italienne, bulgare, suisse et française. Ils ont en commun leur jeune âge (la trentaine), une virtuosité acquise à force d’études et de travail et un désir partagé d’honorer la musique: l’affaire de leur vie. Girmolamo Bottiglieri (premier violon), Raya Raytcheva (second violon), Caroline Haas (alto) et François Grin (violoncelle), réunis dans une jeune formation appelée Quatuor Terpsycordes, et le pianiste Cédric Pescia se produiront ce soir à l’Acropolium de Carthage dans le cadre de l’Octobre musical. Au programme, des pièces de Frank Martin, Joseph Haydn et Antonin Dvorak. Si “à quatre c’est quatre fois mieux, Terpsycordes est un quatuor hors du commun, il n’est pas seulement une réunion de talents, mais une âme partagée”, comme l’a écrit le journal français Le Midi Libre, à propos du quatuor Terpsycordes, à cinq ce devrait être cinq fois mieux. Créé en 1997 à Genève, le quatuor a remporté de nombreux prix d’interprétation à Genève mais aussi à Trapani en 2000, à Weimar en 2002 et à Graz en 2003. Régulièrement invité à se produire dans diverses rencontres musicales européennes, il a côtoyé les sommités de la musique contemporaine. On lui doit un premier disque, consacré aux quatuors de Robert Schumann. Académisme, précision, rigueur, aisance, subtilité sont la musique de l’interprétation de ces quatre musiciens qui ont fait leurs classes ensemble (d’où leur complicité et leur complémentarité) au conservatoire supérieur de Musique de Paris. Cédric Pescia qui les accompagnera ce soir au clavier est, lui, un diplômé du Conservatoire de musique de Lausanne. Formé par les plus grands pianistes de ce temps dont Pierre-Laurent Aimard et Daniel Barenboim, il a donné de nombreux récitals et concerts avec orchestre en Europe et aux Etats-Unis. Il s’est produit souvent aussi avec des orchestres de musique de chambre. Son premier disque consacré aux “Variations Goldberg de Bach” est paru l’année écoulée. S’il interprète avec maestria les grands auteurs classiques comme Bach, Mozart, Beethoven, Shumann et Debussy il n’en aborde pas moins avec aisance le répertoire contemporain. Le mariage entre les quatre archets et le piano sera un bonheur pour les amateurs de sonorités pures. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com