Pratiques ramadanesques/ Ramadan au Kef





Le voyage continue… Pour connaître les traditions et les habitudes de chaque région tunisienne à travers des yeux juvéniles, Hédi Brini, 26 ans, étudiant “zoome” sur la région du Kef. Il faut dire que Hédi n’a pas passé le mois du jeûne dans sa ville natale depuis déjà six ans à cause de ses études. “Ah, je sens déjà ce parfum épicé du Ramadan keffois. Un à deux mois avant le mois saint, les mères keffoises font leur “oula” et préparent à la maison les épices. On récolte aussi les herbes: basilic, romarin, thym, menthe qu’on dessèche et qu’on garde pour parfumer nos plats. Une fois Ramadan est là, le Kef se spécialise pour la préparation du pain. Pendant le mois saint, on cuit le pain à la maison dans la Tabouna que l’on appelle “gouja” et nous tenons cette pratique des Berbères. Le repas est similaire à celui qu’on prépare un peu partout en Tunisie: Soupe, brik, salade et un plat principal. Cela dit, nous avons pris l’habitude de préparer une “bsissa en sirop”. Donc juste après l’appel à la prière nous avalons une datte, une gorgée d’eau et le sirop de bsissa et nous partons pour faire la prière à la mosquée. Une fois de retour, nous mangeons. Cela dit, une habitude est absolument sacrée, pendant ce mois de jeûne: celle où l’Iftar doit obligatoirement avoir lieu dans la maison du grand-père paternel. Et dès le premier jour du Ramadan, on oublie les rancunes et les désaccords. Toutefois, la grand-mère ne cuisine pas. Ce sont ses belles-filles ou ses filles célibataires qui se chargent de cuisiner. Chaque femme ou fille doit obligatoirement préparer un plat. Après le dîner, nous nous réunissons avec du thé à la menthe pour regarder la télé. Nous avons aussi l’habitude d’échanger les plats avec les voisins surtout s’il s’agit d’un plat spécial ou d’une pâtisserie”. Propos recueillis par A.C.O.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com