Tomas Rosenkranz : Un parfum de jasmin





A l’invitation du centre culturel américain de Tunis, Tomas Rosenkranz, un des pianistes new-yorkais les plus représentatifs de sa génération, interprétera ce soir des œuvres de Back/Busoni, Bolcom, Adams, Ives, Messiaen et… notre Hédi Jouini national. Pianiste spécialisé dans la musique classique occidentale, Tomas Rosenkranz s’intéresse à toutes les musiques : le jazz bien sûr, qui est l’apport majeur de son pays, les Etats-Unis, la musique contemporaine, mais aussi à la musique indienne et arabe… Il avoue un intérêt particulier pour la musique orientale qu’il a appris à apprécier au cours de ses fréquents séjours dans notre pays. Mercredi dernier, au cours d’une réception offerte en son honneur par son Excellence l’ambassadeur des Etats-Unis en Tunisie, William J. Hudson, il a gratifié les présents d’une interprétation assez originale et audacieuse de «Taht al yasmina fi ellil» de notre Hédi Jouini national, forçant l’admiration des puristes tant par sa fidélité à la mélodie «jouinienne» que par ses digressions tout en dentelles qui ont enrichi cette œuvre majeure du répertoire tunisien de sonorités jazzy. Le rêve de Tomas Rosenkranz est, dit-il, «Faire fusionner les musiques orientale et occidentale», du moins à produire un CD regroupant ses recherches dans ce domaine, recherches menées avec les élèves du Conservatoire Ryadh Fehri à Sidi Bou Saïd. * «Le procès de la créativité» Tomas Rosenkranz a 27 ans dont 19 passés à apprendre et à explorer l’univers du piano. Fils d’un homme d’affaires et d’une gérante d’hospices, il commence à étudier la musique et le piano au Conservatoire d’Oberlin dans l’Ohio. Il a aussi suivi les cours de Yvonne Loriod-Messiaen, l’épouse du grand compositeur français Olivier Messiaen. Basé à New-York, il multiplie les récitals aux quatre coins du monde. Il s’est aussi produit au Lincoln Center à New York, au Music Gallery à Toronto, l’Opera City à Tokyo,… Il pourra ajouter à cette liste, l’Acropolium de Carthage où il se produira ce soir à 21 heures dans le cadre du désormais prestigieux festival, l’Octobre musical. Tomas Rosenkranz qui s’est déjà produit l’année dernière au théâtre municipal de Tunis avec l’Orchestre symphonique national dirigé par le maestro Ahmed Achour (23 octobre) a animé du 4 au 9 octobre 2004 des workshops à l’Institut supérieur de musique de Sfax, et du 11 au 13 octobre un autre cycle de workshops à l’Institut supérieur de Sousse. Du 14 au 16 octobre, il a animé des master-classes au Conservatoire de Musique et de Danse Ryadh Fehri à Sidi Bou Saïd. Avant de rentrer à New-York, il a animé un second cycle de workshops à l’Institut supérieur de musique de Tunis, du 18 au 22 octobre. Musicien virtuose, féru d’exploration mais aussi d’improvisation, Thomas Rosenkranz est aussi un bon pédagogue. Il aime enseigner, car les échanges avec les élèves des conservatoires sont pour lui des occasions de découvertes, de partage, de création. Cette riche activité du pianiste new-yorkais qui vient d’avoir son doctorat de musique de piano, lui a valu au cours de l’année dernière le prix du meilleur pianiste américain par l’American Pianist Association. Zohra ABID


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com