Occupation de Gaza : Débat historique à la Knesset





Le parlement israélien a dû entamer hier un débat historique suivi d'un vote entérinant en principe la première évacuation de colons de territoires palestiniens en 37 ans d'occupation. Le Quotidien-Agences Le Premier ministre israélien Ariel Sharon a affirmé hier à la Knesset qu’il était décidé à aller au bout du processus de séparation d’avec les Palestiniens en se retirant de la Bande de Gaza. Le Premier ministre israélien a par ailleurs affirmé que son plan de retrait de la Bande de Gaza n’était pas destiné à bloquer le processus de négociation avec les Palestiniens. "J'appelle les membres du Likoud (droite) à se rassembler comme un seul homme derrière le Premier ministre Ariel Sharon pour approuver le plan de retrait de la bande de Gaza, que souhaite la majorité d'Israël, la majorité de la Knesset et la majorité du Likoud", a déclaré pour sa part à la radio publique Ehud Olmert, le numéro deux du cabinet. Le plan de désengagement unilatéral prévoit un retrait militaire israélien de la bande de Gaza d'ici à septembre 2005, le démantèlement des colonies juives de la région et de quatre autres isolées dans le nord de la Cisjordanie, ainsi que l'évacuation de leur 8.000 habitants. Selon les estimations du quotidien Maariv, Sharon était assuré hier d'être approuvé au moins par 65 voix sur un total de 120, contre 46, deux élus étant absents et sept autres hésitants. Les cinq députés du parti religieux orthodoxe du Judaïsme unifié de la Torah, figurant parmi les hésitants, ont dû réunir leurs instances hier pour fixer leur position. Parmi les opposants: 17 élus du Likoud, 11 du Shass orthodoxe sépharade, 6 de l'Union nationale d'extrême droite, 6 du Parti national religieux, émanation des colons), et 6 de deux formations arabes. Interrogé à la radio, le député du Likoud David Lévy s'est empressé de souligner ce paradoxe: "Olmert est coupé des réalités, car il ignore que seuls 22 députés sur les 70 de la majorité de droite soutiennent le retrait". Le Likoud a catégoriquement désavoué le plan de Sharon, qui contrevient à son approche idéologique traditionnelle sur la nécessité de coloniser les territoires occupés depuis juin 1967 considérés comme partie intégrante d'"Eretz Israël". Le chef de l’opposition travailliste, Shimon Perès, a averti hier que le blocage éventuel du plan de retrait unilatéral de la Bande de Gaza serait “une catastrophe” pour Israël, car il perpétuerait l’occupation de ce territoire.


Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com