Gâteaux de l’Aïd : La facture… une amende !!





Les mères de familles pensent déjà aux gâteaux de l’Aïd dont l’écart des prix proposés varie selon l’emplacement des boutiques et la qualité des ingrédients. Tunis - Le Quotidien De petites bousculades se dessinent peu à peu devant les boutiques spécialisées dans la vente des pâtisseries locales et orientales. A deux semaines ou presque de l’Aïd El Fitr, certaines ménagères préfèrent se procurer les indispensables pâtisseries longtemps à l’avance pour éviter l’empressement voire les surprises de dernière minute. De moins en moins de femmes disposent de temps et de moyens humains pour réaliser à domicile les pâtisseries de l’Aïd et préfèrent plutôt recourir à la sous-traitance. Il est évident que la différence de prix entre la fabrication maison et le prêt-à-emporter est manifeste. Il n’existe aucune commune mesure entre les deux tendances. En effet un kg d’amandes peut en moyenne fabriquer deux kilos de pâtisseries. Mais les femmes préfèrent toujours le prêt à emporter pour plusieurs raisons. Les gâteaux de l’Aïd sont devenus si variés que les maîtresses de maison se trouvent devant un véritable dilemme. Elles se trouvent pratiquement contraintes d’opter pour le prêt-à-emporter si elles veulent présenter à leurs invités des gâteaux conformes aux normes communément admises. Si elles vont s’amuser à préparer la “baklaoua” aux amendes et aux pistaches, les boulettes trois couleurs, les boulettes aux pignons, la “samsa” et autres pâtisseries, elles doivent se lever très tôt, au sens propre du terme. Madame Radhia Z., mère de famille, nous confie dans cet esprit que chaque année elle achète les pâtisseries de l’Aïd dans des boutiques spécialisées, mais tient à réaliser à la maison quelques genres de pâtisserie pour perpétuer la tradition et apprendre à ses enfants l’art des pâtisseries traditionnelles “sucrées”. Toujours est-il, les prix affichés dans des boutiques spécialisées peuvent donner le vertige aux bourses moyennes. Certains gâteaux peuvent atteindre les 48 dinars le kg. La “baklaoua” est actuellement proposée entre 10 et 25 dinars le kg, la samsa entre 10 et 20, les cakes traditionnels (ghraïba) à partir de 6,800 DT le kg, les boulettes aux pignons entre 29 et 35 dinars. L’écart des prix est justifié par l’emplacement de la boutique et la composition des matières premières dont les amandes, les pistaches les noisettes, et les pignons. L’essentiel dans tout cela, c’est de faire en sorte que la fête de l’Aïd constitue une occasion de retrouvailles entre les membres de la famille et d’éviter surtout qu’elle ne devienne une tribune d’ostentation. Lotfi TOUATI


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com